de même que celui à qui Il veut du bien, Il lui accorde la pénétration de la religion, et que quiconque a reçu cette compréhension est, par là même, l’objet de Sa faveur — pourvu que l’on entende par compréhension une science qui engage nécessairement à l’action.
En revanche, si l’on ne vise par là que la simple connaissance théorique, rien ne prouve alors que celui qui a acquis la compréhension de la religion soit, pour autant, l’objet de la bienveillance divine ; dans ce cas, la compréhension ne serait qu’une condition préalable pour qu’Il veuille le bien, tandis que, dans la première hypothèse, elle en est la cause décisive. Allah sait mieux.
Quarante-deuxième point : Les deux Ṣaḥīḥ rapportent également, d’après Abû Mûsâ — qu’Allah l’agrée —, que le Messager d’Allah — paix et bénédiction d’Allah sur lui — a dit : « L’image de la guidée et de la science avec lesquelles Allah m’a envoyé est celle d’une pluie abondante tombant sur une terre : une partie, bonne, absorbe l’eau et fait pousser une herbe et un pâturage nombreux ; une autre, aride, retient l’eau, si bien qu’Allah l’a rendue utile aux gens, qui en boivent, abreuvent leur bétail et irriguent leurs cultures ; quant à une troisième partie, il ne s’agit que de plaines sans profondeur : elle ne retient pas l’eau et ne fait pousser aucune herbe. Tel est le portrait de celui qui s’est instruit dans la religion d’Allah et a tiré profit de ce par quoi Allah m’a envoyé : il a su et il a enseigné. Et tel est le portrait de celui qui n’a pas même levé la tête à cette annonce et n’a pas accepté la guidée d’Allah avec laquelle j’ai été missionné. » ⦗1⦘
Le Prophète ﷺ a comparé la science et la guidée qu’il a apportées à la pluie, car toutes deux sont sources de vie, d’avantages, de nourriture, de remède et de l’ensemble des intérêts des serviteurs : ils dépendent de la science comme de l’eau du ciel.
Il a, de même, assimilé les cœurs aux sols sur lesquels tombe la pluie : ils sont le réceptacle qui retient l’eau et fait germer toutes sortes de végétation utile, tout comme les cœurs emmagasinent la science ; celle-ci y fructifie et s’épanouit, et sa bénédiction ⦗2⦘ et ses fruits y deviennent manifestes.