aucun savoir, par aucune des trois voies de la connaissance — la raison, l’ouïe et la vue —, comme Il dit en un autre passage : « Sourds, muets, aveugles : ils ne raisonnent pas. » ⦗Al-Baqara : 171⦘.
Le Très-Haut dit encore : « N’ont-ils donc pas parcouru la terre, de sorte que des cœurs leur permettant de comprendre ou des oreilles leur permettant d’entendre leur fussent donnés ? En vérité, ce ne sont pas les yeux qui s’aveuglent, mais les cœurs qui sont dans les poitrines. » ⦗Al-Ḥajj : 46⦘.
Et Il dit : « Nous leur avions accordé l’ouïe, la vue et des cœurs, mais ni leur ouïe, ni leur vue, ni leurs cœurs ne leur furent d’aucune utilité puisqu’ils niaient les signes d’Allah ; ce dont ils se moquaient les cerna alors. » ⦗Al-Aḥqāf : 26⦘.
Ainsi, comme tu le constates, le Très-Haut dépeint les damnés comme dépourvus de science : tantôt Il les compare au bétail, tantôt à l’âne chargé de livres ; parfois Il les dit plus égarés encore que les troupeaux, ou les déclare pires des créatures ; ailleurs Il les décrit comme des morts sans vie, annonce qu’ils errent dans les ténèbres de l’ignorance et de l’égarement, ou qu’un voile (1) couvre leurs cœurs, que leurs oreilles sont obstruées et que leurs yeux sont enveloppés d’un écran.
Tout cela montre la laideur de l’ignorance, la condamnation (2) de ceux qui s’y adonnent et la répulsion qu’Allah éprouve à leur égard, tandis qu’Il chérit les gens de savoir, les loue et fait leur éloge, comme on l’a vu. Allah est notre seul recours.
Quarante et unième point : Les deux Ṣaḥīḥs rapportent, d’après Muʿâwiyah — qu’Allah soit satisfait de lui —, qu’il a entendu le Messager d’Allah — paix et bénédiction d’Allah sur lui — dire : « À quiconque Allah veut du bien, Il accorde la compréhension de la religion. » (3) Cela implique que celui à qui Il n’accorde pas cette compréhension n’est pas l’objet de Sa bienveillance, de même que