Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

des gens de la sunna dans ce domaine, avec la plus grande rigueur.

Voici donc le troisième sujet issu des digressions. Il s’agit de l’exposé le plus complet où Ibn al-Qayyim aborde la question du bien et du mal rationnels ; il ne cesse d’y renvoyer dans ses ouvrages chaque fois que la question est soulevée, comme on l’a vu dans le chapitre consacré à l’attribution de l’ouvrage.

  • Puis, comme l’une des factions sabéennes qui nient la prophétie affirmait à propos du jugement rationnel sur le bien et le mal : « Étant donné que les réalités du monde sublunaire sont composées sous l’influence des astres et des entités spirituelles qui les dirigent, et que leurs conjonctions présentent des configurations heureuses ou funestes, il faut que leurs effets manifestent beauté et laideur dans les mœurs, les formes et les actes ; or les intelligences humaines sont semblables par nature, de sorte que toute raison saine les perçoit… Dès lors, nous n’avons besoin de personne pour nous faire connaître ce qui est beau ou laid, bon ou mauvais, utile ou nuisible », Ibn al-Qayyim se lança dans une réfutation exhaustive du « savoir des jugements astrologiques » qui prétend aux influences et à la direction des astres sur les affaires du monde ; il s’étendit longuement sur la question et démolit leur édifice jusque dans ses fondations (1).

Ce quatrième thème n’a pas d’équivalent dans les écrits d’Ibn al-Qayyim — qu’Allah lui fasse miséricorde — ; c’est une étude d’une utilité et d’un profit considérables. Elle mériterait de devenir un ouvrage autonome intitulé « Réfutation de l’astrologie », à l’image de son épître « Réfutation de l’alchimie ».

  • Ensuite, lorsqu’il entreprit de discuter les arguments par lesquels al-Râzî défend « l’art de juger par les astres », parmi lesquels figure l’argument tiré de certains récits relatant l’exactitude de jugements prononcés par des astrologues, il répondit qu’elles
(1) Et il déclare (p. 1390) : « C’est précisément pour cette raison que nous avons entamé la discussion avec eux lorsque nous avons rapporté leur parole : “Puisque les êtres qui existent dans le monde inférieur…” »
أهل السنة في هذا الباب أحسن تقرير. فهذا الموضوع الثالث من موضوعات الاستطراد، وهو أشملُ موضعٍ بحث فيه ابن القيم مسألة الحسن والقبح العقليين، وما زال يحيل عليه في كتبه كلما ورد ذكر المسألة كما مرَّ بك في فصل نسبة الكتاب. * ثم لمَّا كان من قول بعض فرق الصابئة المنكري النبوَّات في التحسين والتقبيح العقليين: "إنه لمَّا كانت الموجوداتُ في العالم السفلي مركبةً على تأثير الكواكب والروحانيات التي هي مدبرات الكواكب، وكان في اتصالاتها نظرُ سعدٍ ونحسٍ= وجب أن يكون في آثارها حسنٌ وقبحٌ في الأخلاق والخلق والأفعال، والعقول الإنسانية متساوية في النوع، فوجب أن يدركها كل عقل سليم، ... فنحن لا نحتاج إلى من يعرِّفنا حُسْن الأشياء وقبحها وخيرها وشرها ونفعها وضرها"= استطرد ابن القيم بالردِّ والإبطال لعلم أحكام النجوم الذي يدعي تأثير الكواكب وتدبيرها لأحوال العالم، وأطال في ذلك، وأتى على بنيانهم من القواعد (١). وهذا الموضوع الرابع لا نظير له في كتب ابن القيم ﵀، وهو مبحثٌ عظيمُ الفائدة جليل النفع. وحقه أن يستقلَّ بمصنَّفٍ يُعَنْوَن بإبطال التنجيم، على غرار رسالته "إبطال الكيمياء". * ثم لما تصدى لمناقشة احتجاجات الرازي لعلم أحكام النجوم، وكان منها الاحتجاج ببعض حكايات إصابة المنجمين في أحكامهم، أجاب بأنها
(١) وقال (ص: ١٣٩٠): "وهذا هو السبب الذي سُقنا الكلام لأجله معهم لمَّا حكينا قولهم: إنه لمَّا كانت الموجوداتُ في العالم السُّفليِّ ... ".

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