Sa faveur en instruisant l’humanité, et l’honneur qu’Il confère à l’homme par ce qu’Il lui a appris, preuve éclatante de la noblesse de l’enseignement et du savoir.
Le Très-Haut dit : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé (1), qui a créé l’homme d’une adhérence (2). Lis ! Ton Seigneur est le Très-Généreux (3), Lui qui a enseigné au moyen du calame (4), qui a appris à l’homme ce qu’il ne savait pas (5). » ⦗al-‘Alaq : 1-5⦘.
Il ouvre donc la sourate par l’ordre de lire, lequel procède de la science.
Puis Il mentionne Sa création, à la fois de manière générale et particulière, lorsqu’Il dit : « Celui qui a créé (1) — Il a créé l’homme d’une adhérence. » Il distingue l’homme d’entre toutes les créatures en raison des merveilles et des signes qu’Il a déposés en lui, signes attestant Sa seigneurie, Sa puissance, Sa science, Sa sagesse et la perfection de Sa miséricorde, démontrant qu’il n’y a point de divinité en dehors de Lui et qu’il n’est d’autre Seigneur que Lui. Il rappelle ici le début de sa création à partir d’une adhérence, parce que l’ʿalaqah constitue la première des phases par lesquelles la goutte de sperme passe ; c’est le point de départ de la formation (1).
Ensuite, Il renouvelle l’ordre de lire, se qualifiant Lui-même de « le Plus-Généreux », forme intensive (2) du terme « générosité », c’est-à-dire l’abondance du bien. Nul n’est plus digne de cette qualité que Lui, exalté soit-Il : tout le bien est entre Ses mains, tout le bien vient de Lui, toutes les grâces relèvent de Sa tutelle, la perfection entière et la gloire absolue Lui appartiennent ; Il est donc, à juste titre, le Très-Généreux.
Puis Il évoque Son enseignement, à la fois dans sa portée générale et particulière, en disant : « Lui qui a enseigné au moyen du calame », ce qui englobe l’instruction des anges aussi bien que celle des hommes.
Enfin, Il mentionne spécifiquement l’enseignement prodigué à l’homme : « Il a appris à l’homme ce qu’il ne savait pas. »