Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Sa faveur en instruisant l’humanité, et l’honneur qu’Il confère à l’homme par ce qu’Il lui a appris, preuve éclatante de la noblesse de l’enseignement et du savoir.

Le Très-Haut dit : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé (1), qui a créé l’homme d’une adhérence (2). Lis ! Ton Seigneur est le Très-Généreux (3), Lui qui a enseigné au moyen du calame (4), qui a appris à l’homme ce qu’il ne savait pas (5). » ⦗al-‘Alaq : 1-5⦘.

Il ouvre donc la sourate par l’ordre de lire, lequel procède de la science.

Puis Il mentionne Sa création, à la fois de manière générale et particulière, lorsqu’Il dit : « Celui qui a créé (1) — Il a créé l’homme d’une adhérence. » Il distingue l’homme d’entre toutes les créatures en raison des merveilles et des signes qu’Il a déposés en lui, signes attestant Sa seigneurie, Sa puissance, Sa science, Sa sagesse et la perfection de Sa miséricorde, démontrant qu’il n’y a point de divinité en dehors de Lui et qu’il n’est d’autre Seigneur que Lui. Il rappelle ici le début de sa création à partir d’une adhérence, parce que l’ʿalaqah constitue la première des phases par lesquelles la goutte de sperme passe ; c’est le point de départ de la formation (1).

Ensuite, Il renouvelle l’ordre de lire, se qualifiant Lui-même de « le Plus-Généreux », forme intensive (2) du terme « générosité », c’est-à-dire l’abondance du bien. Nul n’est plus digne de cette qualité que Lui, exalté soit-Il : tout le bien est entre Ses mains, tout le bien vient de Lui, toutes les grâces relèvent de Sa tutelle, la perfection entière et la gloire absolue Lui appartiennent ; Il est donc, à juste titre, le Très-Généreux.

Puis Il évoque Son enseignement, à la fois dans sa portée générale et particulière, en disant : « Lui qui a enseigné au moyen du calame », ce qui englobe l’instruction des anges aussi bien que celle des hommes.

Enfin, Il mentionne spécifiquement l’enseignement prodigué à l’homme : « Il a appris à l’homme ce qu’il ne savait pas. »

(1) Les manuscrits D, T et Q lisent : « ta‘liq al-khalq » ; voir : Tahdhîb al-Sunan, 12 / 313. (2) Le mot « al-akram » est bâti sur la forme intensitive « af‘al ».
فضلَه بتعليمه، وتفضيلَه الإنسانَ بما علَّمه إياه، وذلك يدلُّ على شرف التعليم والعلم. فقال تعالى: ﴿اقْرَأْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِي خَلَقَ (١) خَلَقَ الْإِنْسَانَ مِنْ عَلَقٍ (٢) اقْرَأْ وَرَبُّكَ الْأَكْرَمُ (٣) الَّذِي عَلَّمَ بِالْقَلَمِ (٤) عَلَّمَ الْإِنْسَانَ مَا لَمْ يَعْلَمْ﴾ [العلق: ١ - ٥]. فافتتحَ السورة بالأمر بالقراءة الناشئة عن العلم. وذَكَر خلقَه خصوصًا وعمومًا، فقال: ﴿الَّذِي خَلَقَ (١) خَلَقَ الْإِنْسَانَ مِنْ عَلَقٍ﴾، وخصَّ الإنسان من بين المخلوقات؛ لِمَا أودعه من عجائبه وآياته الدَّالَّة على ربوبيَّته وقدرته وعلمه وحكمته وكمال رحمته، وأنه لا إله غيره ولا ربَّ سواه. وذكر هنا مبدأ خلقه من علقٍ لكون العلقة مبدأ الأطوار التي انتقلت إليها النُّطفة، فهي مبدأ تعلُّق التخليق (١). ثمَّ أعادَ الأمرَ بالقراءة، مخبرًا عن نفسه بأنه الأكرم، وهو الأفعل (٢) من الكرم، وهو كثرةُ الخير، ولا أحد أولى بذلك منه سبحانه؛ فإنَّ الخيرَ كلَّه بيديه، والخيرُ كلُّه منه، والنِّعمُ كلُّها فهو وليُّها، والكمالُ كلُّه والمجدُ كلُّه له؛ فهو الأكرمُ حقًّا. ثمَّ ذكر تعليمَه عمومًا وخصوصًا، فقال: ﴿الَّذِي عَلَّمَ بِالْقَلَمِ﴾، فهذا يدخلُ فيه تعليم الملائكة والناس. ثمَّ ذكر تعليمَ الإنسان خصوصًا، فقال: ﴿عَلَّمَ الْإِنْسَانَ مَا لَمْ يَعْلَمْ﴾.
(١) (د، ت، ق): «تعليق الخلق». وانظر: «تهذيب السنن» (١٢/ ٣١٣). (٢) أي أن «الأكرم» على صيغة «أفعل»، التي هي من صيغ المبالغة.

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