Ainsi, les expressions « li-yatafaqqahû » (« afin qu’ils s’instruisent ») et « wal-yunzirû » (« afin qu’ils avertissent ») visent la faction demeurée après qu’un groupe en est parti. Tel est l’avis de la majorité (1).
Partant de là, le terme nufîr (« départ ») désigne, dans son acception première, un départ pour le djihad ; partout où il est employé, il s’entend de cette lutte. Allah, exalté soit-Il, dit : « Partez, légers ou chargés, et combattez avec vos biens et vos personnes » (Coran 9, 41). Le Prophète ﷺ a déclaré : « Plus d’émigration après la Conquête ; il subsiste le djihad et l’intention. Si l’on vous mobilise, partez » (2). Tel est le sens communément attaché à ce mot.
Selon les deux lectures, le verset constitue donc une exhortation à approfondir la religion, à l’apprendre et à l’enseigner ; cette œuvre (3) équivaut au djihad, voire peut lui être supérieure, comme on le montrera au cent-huitième aspect, si Allah le veut.
Trente-sixième aspect : la parole du Très-Haut : « Par le Temps ! L’homme est certes en perdition, sauf ceux qui croient, accomplissent les bonnes œuvres, se recommandent mutuellement la vérité et se recommandent mutuellement la patience. » Ach-Châfiʿî — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « Si tous les hommes méditaient cette sourate, elle leur suffirait » (4).
L’explication est la suivante : les degrés sont au nombre de quatre (5), et c’est en les réunissant que l’homme atteint la plénitude de sa perfection :