Et dans leur récit se trouvent des leçons, des signes et des sagesses qu’il n’est pas, ici, le lieu de détailler ⦗1⦘.
Trente-cinquième aspect : la parole du Très-Haut : « Les croyants ne doivent pas tous partir ; que, de chaque groupe d’entre eux, parte plutôt une faction afin qu’ils s’instruisent dans la religion et qu’ils avertissent leur peuple lorsqu’ils retournent auprès d’eux — peut-être se prémuniront-ils. » ⦗Coran 9, 122⦘. Allah — exalté soit-Il — a ainsi convié les croyants à approfondir la compréhension de la religion — c’est-à-dire à l’apprendre — et à avertir leur peuple à leur retour — c’est-à-dire à l’enseigner.
Les exégètes ont divergé au sujet de ce verset ⦗2⦘.
On a dit : le sens est que les croyants ne sont pas tenus de partir tous pour étudier et apprendre ; il convient plutôt que, de chaque clan, parte un groupe, lequel s’adonne à l’étude, puis revient enseigner ceux qui sont restés. Le départ est alors un départ pour l’acquisition du savoir, et le terme « groupe » peut désigner une seule personne ou davantage. Ils en déduisent donc une preuve de la recevabilité du témoignage d’un seul transmetteur. C’est ainsi qu’Ach-Châfiʿî et nombre d’autres l’ont comprise ⦗3⦘.
Une autre école a dit : le sens est que les croyants n’avaient pas à partir tous au djihad ; il convient plutôt qu’une faction s’engage dans le combat tandis qu’une autre demeure pour approfondir la religion. Lorsque la faction partie revient, ceux qui sont restés l’instruisent de ce qui a été révélé concernant la religion, le licite et l’illicite.