Ceci montre également la noblesse du savoir : seul le gibier pris par un chien instruit est licite, alors qu’il est interdit de consommer celui qu’un chien ignorant capture. Cela prouve donc la dignité et l’éminence du savoir. Le Très-Haut dit : « Ils t’interrogent sur ce qui leur a été rendu licite. Dis : Il vous est rendu licite tout ce qui est bon, ainsi que la chasse des animaux de proie que vous avez dressés comme chiens, les dressant avec une part de la science qu’Allah vous a enseignée. Mangez donc de ce qu’ils retiennent pour vous, prononcez sur cela le nom d’Allah et craignez Allah, car Allah est prompt à demander des comptes. » ⦗Coran 5, 4⦘. N’eût été la prééminence et la noblesse de la science et de l’enseignement, le gibier du chien dressé n’aurait pas été distingué de celui du chien non dressé.
Trente-quatrième aspect : Allah — exalté soit-Il — nous informe au sujet de Son élu et interlocuteur, Moïse, à qui Il écrivit la Torah de Sa propre Main et qu’Il entretint directement, qu’il entreprit un voyage vers un homme savant afin d’apprendre de lui et d’ajouter science à sa science. Il dit à son serviteur : « Je ne m’arrêterai pas avant d’avoir atteint la jonction des deux mers, dussé-je marcher des années. » (1) Ainsi manifestait-il son ardeur à rencontrer ce savant et à apprendre de lui. Lorsqu’il le rencontra, il adopta la conduite d’un élève auprès de son maître et lui dit : « Puis-je te suivre pour que tu m’enseignes une part de la bonne direction que tu as reçue ? » (2). Après le salut, il sollicita donc la permission de le suivre, déclarant qu’il ne le ferait qu’avec son accord (3). Il insista : « …pour que tu m’enseignes une part de la bonne direction… » ; il ne venait ni pour tester ni pour contester, mais en apprenant désireux d’accroître son savoir.
Ceci suffit à illustrer le mérite et l’honneur attachés à la science : le Prophète d’Allah et Son interlocuteur endura les fatigues du voyage afin d’acquérir, auprès d’un homme savant, trois questions de science. Sitôt qu’il entendit parler de lui, il ne goûta plus de repos avant de le trouver, de solliciter sa compagnie et de recevoir son enseignement.