la matière tirée de ces trois ouvrages, et d’autres encore, puis qu’on l’ordonne méthodiquement, on obtiendrait un petit traité des plus élégants.
Relève également de cette thématique le propos sur la sagesse d’Allah dans Ses ordres et Ses interdictions, ainsi que sur les beautés déposées dans Sa loi ; les serviteurs d’élite en témoignent plus encore qu’ils ne discernent la sagesse à l’œuvre dans la création. L’auteur s’est longuement laissé aller à en expliciter maints aspects, souhaitant qu’on leur consacre une œuvre autonome, et il a déclaré (p. 1068) : « Puisse Allah faciliter la rédaction d’un tel ouvrage. »
• Poursuivant son étude des merveilles de la création, il en arriva à la sagesse consistant à dissimuler aux créatures l’heure de leur terme. De là, il s’engagea dans une digression sur les divergences des hommes au sujet de la sagesse et de la motivation des actes du Seigneur, ainsi que sur ce que chaque groupe perçoit à propos du péché ; il a rédigé d’admirables chapitres sur les états des créatures au moment où elles commettent la faute.
Il s’agit d’un domaine de haute importance qu’Ibn al-Qayyim – qu’Allah lui fasse miséricorde – a merveilleusement introduit dans ses écrits, comme je l’ai signalé dans ma note à cet endroit (p. 808). S’il était isolé dans un traité indépendant, il y trouverait toute sa pertinence et sa valeur.
Tel est donc le deuxième sujet.
• Il est ensuite revenu à la question de la sagesse d’Allah, rédigeant d’abord un chapitre sur Sa sagesse lorsqu’Il éprouve Ses serviteurs et Ses élus, puis un autre sur la sagesse contenue dans Sa religion et Sa législation. Il a poursuivi en argumentant et en démontrant la nécessité qu’ont les hommes de la šarîʿa et sa parfaite adéquation à la nature première et à la raison, proposant ainsi plusieurs chapitres sur certaines sagesses sous-tendant les fondements de la religion et ses prescriptions. Or, cela exigeait de montrer que, dans l’essence même de ces statuts, résident des qualités objectives qui rendent, en soi, louable ce qui est ordonné et blâmable ce qui est interdit ; faute de quoi il en découlerait des conséquences fallacieuses. Il s’est donc engagé dans une vaste digression sur la question du beau et du laid rationnels et ses prolongements : il y a recensé les positions des diverses écoles, leurs preuves, leurs voies méthodologiques, ainsi que les objections adressées à chacune. Puis il s’est assis en arbitre pour trancher entre elles et exposer, de la manière la plus précise, la doctrine