a proposé en parabole un chemin parfaitement droit ; de part et d’autre de ce chemin (1) s’élèvent deux murailles percées de portes grandes ouvertes, à chaque porte pend un rideau. Un crieur appelle depuis le chemin et un autre crieur appelle au-dessus de lui. Puis il récita : « Allah appelle à la demeure de la paix et guide qui Il veut vers un chemin droit » [Yûnus, 25]. Les portes qui bordent le chemin représentent les limites fixées par Allah ; nul ne franchit les limites d’Allah sans avoir d’abord soulevé le rideau. Quant au crieur placé au-dessus, il s’agit de l’exhortateur envoyé par son Seigneur. »
Ce ḥadith est rapporté par at-Tirmidhî — c’est sa formulation — ainsi que par l’imâm Aḥmad, dont la version précise : « … le crieur à l’entrée du chemin est le Livre d’Allah, et le crieur au-dessus du chemin est l’exhortation qu’Allah fait retentir dans le cœur de chaque croyant » (2).
Il mentionne donc les deux fondements : l’appel du Coran et l’appel de la foi.
Hudhayfa a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a informés que l’amāna (la probité) fut déposée à la racine du cœur des hommes, puis le Coran est descendu ; ils ont ainsi acquis [la science] par la foi, puis ils l’ont acquise par le Coran » (3).
Dans les deux Ṣaḥīḥ, on trouve également, d’après Abû Mûsâ al-Ashʿarî — qu’Allah l’agrée —