en le dotant du savoir : Il lui enseigna tous les noms, puis Il les présenta aux anges et leur dit : « Faites-Moi donc connaître les noms de ceux-là, si vous êtes véridiques. »
Selon les exégètes, les anges dirent : « Notre Seigneur ne créera jamais une créature qui soit plus honorée auprès de Lui que nous » (1). Ils s’imaginaient donc plus vertueux et plus méritants que le lieutenant qu’Allah allait établir sur terre. Or, lorsqu’Il les soumit à l’épreuve du savoir qu’Il avait accordé à ce lieutenant, ils reconnurent leur incapacité et leur ignorance de ce qu’ils ne savaient pas et déclarèrent : « Gloire à Toi ! Nous ne possédons de savoir que ce que Tu nous as enseigné ; c’est Toi, certes, l’Omniscient, le Sage. » C’est alors qu’Allah leur manifesta le mérite d’Adam par le savoir particulier dont Il l’avait gratifié, et Il dit : « Ô Adam, informe-les de leurs noms. » Lorsque celui-ci les en informa, ils lui reconnurent la supériorité.
Troisièmement : lorsque Allah — exalté soit-Il — leur fit connaître (2) la supériorité d’Adam par le savoir et leur propre incapacité à atteindre ce qu’Il lui avait enseigné, Il leur dit : « Ne vous ai-Je pas dit que Je connais l’invisible des cieux et de la terre, et que Je sais ce que vous révélez comme ce que vous dissimulez ? » Ainsi, Allah Se fit connaître à eux par Son omniscience : Sa science embrasse leur extérieur et leur intérieur, tout comme l’invisible des cieux et de la terre. Il Se fit connaître à eux par l’attribut du savoir, leur fit percevoir le mérite de Son Prophète et confident par le savoir, et mit en évidence leur incapacité devant la science qu’Il avait accordée à Adam. Il n’est pas de plus grand honneur pour le savoir.
Quatrièmement : Allah — exalté soit-Il — a placé en Adam des qualités de perfection qui le rendent supérieur aux autres créatures. Voulant manifester à Ses anges son mérite et sa dignité, Il fit apparaître ce qu’il possédait de plus noble : son savoir. Il en résulte que le savoir est ce qu’il y a de plus éminent en l’être humain, et que sa supériorité et sa noblesse procèdent uniquement du savoir.