Vingt-neuvièmement : lorsque Allah — exalté soit-Il — informa Ses anges qu’Il allait établir sur terre un lieutenant (khalîfa), ils Lui dirent : « Vas-Tu y placer quelqu’un qui y sèmera la corruption et fera couler le sang, alors que nous Te glorifions par Tes louanges et Te sanctifions ? » Il répondit : « Je sais, Moi, ce que vous ne savez pas. » Puis Il enseigna à Adam le nom de toutes choses, les présenta aux anges et dit : « Faites-Moi donc connaître les noms de ceux-là, si vous êtes véridiques. » Ils dirent : « Gloire à Toi ! Nous ne possédons de savoir que ce que Tu nous as enseigné ; c’est Toi, certes, l’Omniscient, le Sage. » — jusqu’à la fin du récit d’Adam, l’ordre donné aux anges de se prosterner devant lui, le refus (1) d’Iblis, sa malédiction et son expulsion (2) du ciel.
La supériorité du savoir que révèle cet épisode apparaît sous plusieurs angles :
Premièrement : Allah — exalté soit-Il — répliqua aux anges, lorsqu’ils L’interrogèrent implicitement sur la raison pour laquelle Il placerait sur terre des créatures moins obéissantes qu’eux, par ces paroles : « Je sais ce que vous ne savez pas. » Il leur signifia ainsi qu’Il connaît, des réalités intérieures et de leurs secrets, ce qu’ils ignorent, car Il est l’Omniscient, le Sage. Il s’ensuivit que, de la descendance de ce lieutenant, émergèrent les meilleurs de Sa création : Ses messagers, Ses prophètes, Ses serviteurs vertueux, les martyrs, les véridiques, les savants et toutes les catégories des gens de la foi — des êtres meilleurs que les anges — tandis que, du parti d’Iblis, surgirent ceux qui sont les pires des mondes. Ainsi Allah fit-Il apparaître les uns et les autres, et les anges n’avaient connaissance ni de ceci ni de cela, ni des sages desseins contenus dans la création d’Adam et son établissement sur terre.
Deuxièmement : lorsque Allah voulut manifester la supériorité d’Adam et le distinguer, Il le préféra (3) et le distingua