Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

sur leur menton, prosternés, et disent : « Gloire à notre Seigneur ! La promesse de notre Seigneur s’accomplira à coup sûr. » (Al-Isrāʾ, 106-108). — Il s’agit là d’un honneur immense pour les gens de savoir, et il en découle (1) que les leurs — les savants (2) — l’ont reconnu, y ont cru et l’ont tenu pour véridique, que d’autres y croient ou non.

Dix-septièmement : Allah — exalté soit-Il — a loué les détenteurs du savoir, les a comblés d’éloges et les a honorés en faisant de Son Livre des versets parfaitement clairs déposés dans leur poitrine. C’est un privilège et une distinction qui leur sont propres, à l’exclusion des autres. Il dit :
« Ainsi Nous t’avons révélé le Livre. Ceux à qui Nous avons donné l’Écriture y croient, et parmi ceux-ci il en est qui y croient également ; nul ne renie Nos signes hormis les négateurs.
Tu ne récitais auparavant aucun livre et tu n’en traçais pas de ta main droite ; sinon, les imposteurs auraient été pris de doute.
Il est plutôt fait de versets évidents, gravés dans la poitrine de ceux à qui le savoir a été accordé. Et nul ne rejette Nos signes si ce n’est les injustes. » (Al-ʿAnkabūt, 47-49).

Que l’on saisisse ceci : ou bien le sens est que le Coran demeure dans la poitrine de ceux à qui le savoir a été donné, y est fermement ancré et préservé, tandis qu’en lui-même il est constitué de versets évidents — voilà alors deux informations : premièrement, qu’il est composé de versets clairs ; deuxièmement, qu’il est conservé et solidement établi dans la poitrine des savants. Ou bien le sens est qu’il est pour eux, dans leur poitrine, des versets manifestes, c’est-à-dire que son caractère explicite est pour eux une certitude profondément enracinée. Les deux explications se complètent, elles ne divergent pas ; dans les deux cas, il s’agit d’un éloge qu’Allah leur adresse.

(1) Dans le manuscrit D, la première lettre est omise. Le manuscrit Q porte : « wa-baḥthihi » (et sa recherche), tandis que le manuscrit T lit : « wa-muḥabbatihi » (et son amour). (2) Tel qu’enregistré dans les copies anciennes, le mot est au nominatif, alors que la leçon la plus courante le met à l’accusatif.
لِلْأَذْقَانِ سُجَّدًا (١٠٧) وَيَقُولُونَ سُبْحَانَ رَبِّنَا إِنْ كَانَ وَعْدُ رَبِّنَا لَمَفْعُولًا﴾ [الإسراء: ١٠٦ - ١٠٨]، وهذا شرفٌ عظيمٌ لأهل العلم، وتحته (١) أنَّ أهلَه العالِمون (٢) قد عرفوه وآمنوا به وصدَّقوا، فسواءٌ آمنَ به غيرُهم أو لا. الوجه السابع عشر: أنه سبحانه مدحَ أهلَ العلم، وأثنى عليهم، وشرَّفهم بأن جَعَل كتابَه آياتٍ بيناتٍ في صدورهم، وهذه خاصَّةٌ ومنقبةٌ لهم دون غيرهم، فقال تعالى: ﴿وَكَذَلِكَ أَنْزَلْنَا إِلَيْكَ الْكِتَابَ فَالَّذِينَ آتَيْنَاهُمُ الْكِتَابَ يُؤْمِنُونَ بِهِ وَمِنْ هَؤُلَاءِ مَنْ يُؤْمِنُ بِهِ وَمَا يَجْحَدُ بِآيَاتِنَا إِلَّا الْكَافِرُونَ (٤٧) وَمَا كُنْتَ تَتْلُو مِنْ قَبْلِهِ مِنْ كِتَابٍ وَلَا تَخُطُّهُ بِيَمِينِكَ إِذًا لَارْتَابَ الْمُبْطِلُونَ (٤٨) بَلْ هُوَ آيَاتٌ بَيِّنَاتٌ فِي صُدُورِ الَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ وَمَا يَجْحَدُ بِآيَاتِنَا إِلَّا الظَّالِمُونَ﴾ [العنكبوت: ٤٧ - ٤٩]. وسواءٌ كان المعنى: أنَّ القرآنَ مستقرٌّ في صدور الذين أوتوا العلم، ثابتٌ فيها، محفوظٌ فيها، وهو في نفسه آياتٌ بينات، فيكونُ قد أخبر عنه بخبرين: أحدهما: أنه آياتٌ بينات. الثاني: أنه محفوظٌ مستقرٌّ ثابتٌ في صدور الذين أوتوا العلم. أو كان المعنى: أنه آياتٌ بيناتٌ في صدورهم، أي: كونُه آياتٍ بيناتٍ معلومٌ لهم، ثابتٌ في صدورهم. والقولان متلازمان، ليسا بمختلفين. وعلى التقديرين فهو مدحٌ لهم
(١) الحرف الأول مهمل في (د). (ق): «وبحثه». (ت): «ومحبته». (٢) كذا في الأصول، بالرفع. والجادة النصب.

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