Huitièmement : Allah – exalté soit-Il – a fait de leur témoignage une preuve opposable aux négateurs ⦗1⦘ ; ils tiennent ainsi lieu de Ses signes, arguments et démonstrations attestant de Son unicité.
Neuvièmement : Il a employé, pour désigner ce témoignage émanant de Lui, de Ses anges et d’eux, un seul et même verbe, sans faire suivre leur témoignage d’une autre action distincte de la Sienne ⦗2⦘. Cela révèle l’étroite connexion qui unit leur témoignage au Sien : c’est comme si Allah avait attesté de Son unicité par leur bouche, les faisant parler pour qu’ils la proclament. Il est donc, en réalité, le témoin de Lui-même – en suscitant, faisant prononcer et enseignant cette attestation – tandis qu’eux en sont les témoins par l’adhésion, la reconnaissance, la confirmation et la foi.
Dixièmement : Il les a chargés de s’acquitter de Son droit auprès de Ses serviteurs par ce témoignage. Lorsqu’ils s’en acquittent, le droit attesté est établi ; il incombe alors aux créatures de le reconnaître, et c’est là le summum de leur bonheur ici-bas et dans l’au-delà. Quiconque reçoit la guidée grâce à leur témoignage et reconnaît cette vérité par son intermédiaire leur vaut une récompense égale à la sienne ; c’est là une grâce immense qu’Allah seul peut mesurer. De même, quiconque porte ce témoignage en se fondant sur le leur leur procure une récompense équivalente.
Ainsi, voici dix aspects tirés de ce verset.
Onzièmement, s’agissant de la prééminence du savoir et de ses gens : Allah – exalté soit-Il – a nié toute parité entre eux et les autres, de même qu’Il a nié l’égalité entre les hôtes du Paradis et ceux de l’Enfer. Il dit : « Dis : “Ceux qui savent et ceux qui ne savent pas se valent-ils ?” » (Az-Zumar, 9), et Il dit également : « Les gens du Feu et les gens du Paradis ne sont pas égaux. » (Al-Hashr, 20). Cela prouve la suprême valeur et la haute dignité des détenteurs du savoir.