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Et combien sont justes ces vers du poète (1) :
Dans l’ignorance, avant la mort, gît déjà une mort pour qui s’y complaît ;
et leurs corps, bien avant la tombe, sont eux-mêmes des tombeaux.
Leurs âmes, esseulées, vivent en exil de ces enveloppes charnelles,
et jamais, jusqu’à la Résurrection, ils ne connaîtront de résurrection.
Ô Allah, à Toi la louange. Vers Toi se tourne la plainte. C’est Toi que l’on implore, auprès de Toi que l’on cherche secours, sur Toi que l’on se repose ; il n’est de puissance ni de force qu’en Toi. Tu nous suffis, et Tu es le meilleur garant.
Engageons-nous donc maintenant dans le sujet qui nous occupe, avec l’aide et la puissance d’Allah, et disons :
(1) Ces deux vers sont attribués à ‘Ali dans « Anwar al-‘uqul min ash‘ar wasi al-rasul » de Qutb al-Din al-Bihqi (m. 576), p. 192. Al-Mawardi les cite également dans « Adab al-dunya wa-l-din », p. 37, en les rattachant à un auteur de son époque, attribution qui semble plus plausible. Ils sont encore rapportés à ‘Ali dans « Sirr al-surur » d’al-Naysaburi — cf. « Irshad al-arib », 1965 —, à un poète de Bassora dans le « Tafsir » d’al-Qurtubi (t. 7, p. 78), et sans attribution dans « Nataij al-fikr », p. 34. Le premier hémistiche du second vers figure, dans ces différentes sources, avec une variante.
وما أحسنَ ما قال القائل (١):
وفي الجهلِ قبل الموتِ موتٌ لأهله ... وأجسامُهم قبلَ القبورِ قبورُ
وأرواحُهم في وحشةٍ من جُسومِهم ... وليس لهم حتى النُّشورِ نُشورُ
اللهمَّ فلك الحمد، وإليك المشتكى، وأنت المستعان، وبك المستغاث، وعليك التُّكلان، ولا حول ولا قوة إلا بك، وأنت حسبنا ونعم الوكيل.
فلنشرع الآن في المقصود بحول الله وقوته، فنقول:
(١) ينسبان لعليٍّ ﵁ في «أنوار العقول من أشعار وصي الرسول» لقطب الدين البيهقي (ت: ٥٧٦) (١٩٢). وأنشدهما الماوردي في «أدب الدنيا والدين» (٣٧) لبعض أهل عصره، وهو أشبه، ونُسِبا إليه في «سرِّ السرور» للنيسابوري ــ كما في «إرشاد الأريب» (١٩٦٥) ــ. ولبعض أهل البصرة في «تفسير القرطبي» (٧/ ٧٨). ودون نسبة في «نتائج الفكر» (٣٤). وورد صدر البيت الثاني في هذه المصادر برواية مختلفة.