Or, puisque la science est l’imâm de la volonté, qu’elle la précède, la détaille et la guide, nous avons fait précéder l’exposé qui lui est consacré à celui de l’amour.
Lorsque nous en aurons, si Allah le veut, achevé l’exposé, nous y joindrons un traité sur l’amour : ses catégories, ses statuts, ses bienfaits, ses fruits, ses causes et ses obstacles, ce qui le renforce et ce qui l’affaiblit. Nous y mobiliserons l’ensemble des voies probantes : le naql (la transmission révélée), lʿaql (la raison), la fiṭra (la disposition primordiale), le qiyâs (l’analogie), lʾiʿtibâr (la réflexion), le dhawq (le goût spirituel) et le wajd (l’élan intérieur), afin d’établir que cet amour ne peut et ne doit se rapporter qu’au Dieu véritable, pour Lui seul et en raison de Lui seul. Nous réfuterons ceux qui le contestent et dévoilerons la fausseté de leur opinion, par l’argumentation rationnelle et scripturaire, par la nature, l’analogie, le goût et l’expérience intérieure (1).
Tel est le contenu de ce présent ; voici que les épousées de ses significations se dévoilent maintenant à toi, et que les vierges d’une beauté exquise s’avancent, drapées dans leurs parures, pour être conduites jusqu’à toi : soit « un soleil dont la demeure se situe sous l’astre le plus heureux » (2), soit « une jouvencelle conduite à un aveugle impotent » (3). Choisis donc pour toi l’une de ces deux voies et installe-la dans la station que tu voudras, car il est inévitable pour tout