– la plus sublime des aspirations et la part la plus parfaite – si ce n’est par la science héritée de Son serviteur, Son Messager, Son intime et Son bien-aimé, qu’Il a envoyé pour appeler à cette voie, qu’Il a établi comme guide sur ce sentier, qu’Il a désigné comme médiateur entre Lui et les créatures, celui qui, avec Sa permission, les convie à la Demeure de la paix. Allah, exalté soit-Il, a refusé d’ouvrir à quiconque l’accès à cette voie autrement que par lui, ou d’agréer l’effort de quiconque, à moins qu’il ne prenne son départ de lui et n’aboutisse à lui ; tous les chemins, hormis le sien – paix et bénédiction sur lui –, sont donc obstrués, et tous les cœurs, à l’exception de ceux de ses suiveurs qui, par Allah, lui sont soumis, demeurent fermés et rebutés.
Il revient donc à quiconque travaille au bonheur de son âme et dont le cœur reste vivant et conscient d’Allah de faire de ces deux fondements l’axe de ses paroles et de ses actes, et de les ériger en akhiyya (1), ce point d’ancrage vers lequel il se réfugie durant sa vie et dans sa destinée ultime.
C’est pourquoi la rédaction de cet ouvrage repose sur ces deux bases, son but étant de mettre en lumière la noblesse de ces deux principes. Je l’ai intitulé : « La Clé de la Demeure du bonheur et le Manifeste (2) de l’autorité de la science (3) et de la volonté ». Cet écrit fait en effet partie des subsistances (4) et présents qu’Allah m’a accordés lorsque je me suis retiré auprès de Sa Maison, me prosternant, pauvre et humble, sur le seuil de Sa Porte, m’exposant matin et soir à Ses souffles, dans Sa Maison et alentour. Jamais ne sera déçu celui qui Lui confie ses besoins, suspend à Lui ses espérances, et demeure à Sa Porte, hôte sous Sa protection.