afin que nul n’ait plus d’argument à présenter contre Allah après l’envoi des Messagers. ⦗An-Nisâ’ : 165⦘.
Allah dit encore, au sujet des hôtes de l’Enfer : « Nous ne les avons point lésés, mais ce sont eux qui étaient les injustes. » ⦗Az-Zukhruf : 76⦘. Il dit également :
« Qu’une âme ne dise : “Malheur à moi pour ce que j’ai négligé envers Allah ! J’étais pourtant parmi les railleurs” (56),
ou qu’elle ne dise : “Si Allah m’avait guidé, j’aurais compté parmi les pieux” (57),
ou qu’elle ne dise, lorsqu’elle verra le châtiment : “Ah ! S’il m’était donné un retour, je serais parmi les bienfaisants” (58).
— Mais non ! Mes signes te sont parvenus, tu les as traités de mensonge, tu t’es enflé d’orgueil et tu as été parmi les infidèles. » ⦗Az-Zumar : 56-59⦘.
Les passages de ce genre abondent dans le Coran (1).
Section
Quant à Sa parole — exalté soit-Il : « Nous le rassemblerons, au Jour de la Résurrection, aveugle. » Il dira : « Seigneur ! Pourquoi m’as-Tu ressuscité aveugle alors que je voyais clair ? » ⦗Tâ-Hâ : 124-125⦘, les exégètes divergent : s’agit-il d’une cécité du cœur ou d’une cécité des yeux ? (2).
Ceux qui penchent pour la première interprétation s’appuient sur Sa parole : « Que leur ouïe soit fine et leur vue perçante le jour où ils se présenteront à Nous. » ⦗Maryam : 38⦘ ; ainsi que sur : « Tu étais distrait à l’égard de cela ; Nous avons donc levé ton voile, et ta vue, aujourd’hui, est perçante. » ⦗Qâf : 22⦘ ; et sur Sa parole : « Le jour où ils verront les anges, point de bonne nouvelle… » ⦗Al-Furqân : 22⦘.
(1) Le Coran regorge de versets qui établissent le même principe.
(2) Comprendre : s’agit-il d’une cécité spirituelle (de la clairvoyance) ou d’une cécité physique (des yeux) ?