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Quant à la parole du Très-Haut : « Il aura assurément une vie étroite » ⦗Tâ Hâ : 124⦘, plusieurs savants parmi les salaf l’ont expliquée par le châtiment de la tombe et ont considéré ce verset comme l’une des preuves établissant ce châtiment (1).
C’est pourquoi Il poursuit : « Et Nous le ressusciterons, le Jour de la Résurrection, aveugle (124). Il dira : “Seigneur ! Pourquoi m’as-Tu ressuscité aveugle alors qu’auparavant je voyais ?” (125). Il dira : “De même que Nos signes te sont parvenus et que tu les as oubliés, de même, aujourd’hui, tu seras oublié.” » Autrement dit : tu seras laissé dans le supplice, comme tu as délaissé la mise en pratique de Nos signes. Le texte évoque ainsi le châtiment du barzakh – l’intervalle qui suit la mort – puis celui de la demeure de perdition.
De la même façon, au sujet de la famille de Pharaon, Allah dit : « Le Feu leur est présenté matin et soir », ce qui concerne le barzakh ; puis : « Et le Jour où l’Heure se lèvera, introduisez la famille de Pharaon au plus dur des châtiments » ⦗Ghâfir : 46⦘, ce qui concerne la Résurrection ultime.
Il en va de même pour Sa parole : « Si tu pouvais voir les injustes aux affres de la mort, tandis que les anges étendent leurs mains : “Rendez vos âmes ; aujourd’hui vous serez rétribués par le châtiment de l’humiliation pour avoir tenu sur Allah des propos mensongers et pour vous être enflés d’orgueil vis-à-vis de Ses signes.” » ⦗Al-Anʿâm : 93⦘. L’annonce des anges : « Aujourd’hui vous serez rétribués par le châtiment de l’humiliation » vise le supplice du barzakh, qui commence dès la capture de l’âme, au moment de la mort.
On retrouve la même idée dans ce verset : « Si tu pouvais voir lorsque les anges recueillent ceux qui ont mécru ; ils leur frappent le visage et le dos : “Goûtez au châtiment du Feu brûlant !” » ⦗Al-Anfâl : 50⦘. Cette « dégustation » a lieu dans le barzakh et débute dès l’instant du décès, car l’impératif « Goûtez… » est coordonné à : « ils leur frappent le visage… ».