On appelle celui qui prononce un discours « récitant », parce qu’il fait se succéder les lettres les unes aux autres ; il ne les fait pas jaillir d’un seul tenant, mais les enchaîne dans l’ordre : chaque fois qu’une lettre ou un mot s’achève, il le fait suivre d’une autre lettre, d’un autre mot.
Or cette récitation n’est qu’un moyen, une voie ; ce que l’on recherche, c’est la récitation authentique : la récitation du sens et sa mise en pratique (1). Cela consiste à tenir pour véridiques ses récits, à obéir à ses commandements, à s’abstenir de ce qu’il interdit et à s’en faire un guide : partout où il te mène, tu le suis.
La récitation du Coran embrasse donc la récitation de son texte et celle de son contenu. La seconde est plus noble que la simple récitation des mots, et ceux qui s’y adonnent sont les « gens du Coran », dignes d’éloge en ce monde et dans l’au-delà, car ils sont, à juste titre, les gens de l’obéissance et de la véritable récitation.
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Puis Allah — exalté soit-Il — a dit : « Quant à celui qui se détourne de Mon rappel, il aura certes une vie étroite, et Nous le ressusciterons, le Jour de la Résurrection, aveugle » ⦗Tâ-Hâ : 124⦘ (2).
Après avoir décrit l’état de celui qui suit Sa guidée ici-bas et dans l’au-delà, Il a exposé la situation de celui qui s’en détourne et ne la suit pas, en disant : « Quant à celui qui se détourne de Mon rappel, il aura certes une vie étroite », c’est-à-dire du rappel (dhikr) que J’ai fait descendre (3).
Ici, le terme dhikr est un nom verbal rattaché à son agent, comme « mon lever » ou « ma récitation », et non à