ceux-là ont menée ; l’expression se trouve alors en position d’épithète d’un nom verbal sous-entendu, comme lorsque l’on dit : « Frappe comme celui qui a frappé », « Fais le bien comme celui qui l’a fait », et autres constructions analogues. Dans ce cas, le pronom de rappel, bien qu’omis, serait à l’accusatif ; une telle suppression relève d’un usage grammatical constant (1).
Sur l’une et l’autre interprétation, le Très-Haut les blâme pour s’être plongés dans le faux et avoir suivi leurs passions. Il annonce que quiconque adopte cette attitude voit ses œuvres réduites à néant, ici-bas comme dans l’au-delà, et qu’il fait partie des perdants.
La même idée se retrouve dans les paroles que les gens de l’Enfer adresseront aux gens du Paradis, lorsque ceux-ci leur demanderont comment ils en sont venus là :
« Ils diront : “Nous n’étions pas de ceux qui prient (43), nous ne nourrissions pas le pauvre (44), nous discutions avec les discuteurs (45) et nous traitions de mensonge le Jour de la Rétribution.” » (S. Al-Muddathir 43-46)
Ils mentionnent ainsi les deux racines : 1) se vautrer dans le faux, avec pour corollaire le démenti du Jour du Jugement ; 2) préférer les passions, ce qui (2) entraîne l’abandon de la prière et le fait de ne pas subvenir aux besoins des nécessiteux.
Ces deux racines se passent de tout commentaire. Et Allah est le Maitre de la réussite.
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Le cœur sain – nul n’échappera au châtiment d’Allah si ce n’est celui qui se présentera à Lui avec un tel cœur (3) – est le cœur préservé de l’un et de l’autre de ces fléaux. C’est le cœur qui s’est totalement soumis à son Seigneur et à Son ordre ; il ne dispute plus Ses commandements et n’oppose plus d’objection à Ses enseignements. Il est sain de tout ce qui, en dehors de