qui s’y sont adonnés, y consacrant tout leur loisir, comme chacun peut l’observer de ses propres yeux.
Que l’on comprenne l’expression coranique de deux manières — « et vous avez plongé comme le ḥizb (parti) qui a plongé » ou « comme le farîq (groupe) qui a plongé » — le relatif alladhī (« celui qui / ceux qui ») s’emploie indifféremment pour le singulier et pour le pluriel. On en trouve un exemple dans la parole du Très-Haut : « Et celui qui est venu avec la vérité et qui y a cru, ceux-là sont les pieux ; ils auront auprès de leur Seigneur tout ce qu’ils désirent : telle est la récompense des bienfaisants » (Az-Zumar 33-34).
Cependant, ce relatif ne se construit pas avec un pluriel régulier ; on ne dira donc pas : « al-muslimūn alladhī jâʾū » (« les musulmans qui sont venus »). Il apparaît le plus souvent après un nom collectif, tel ḥizb (parti) ou farîq (troupe), ou lorsque l’antécédent, bien que pluriel, reste sous-entendu, comme dans ce vers du poète (1) :
« Certes, ceux dont le sang a coulé à Falj (2)
sont le peuple, tout le peuple, ô mère de Khâlid ! »
Il s’emploie également lorsqu’on vise l’espèce en tant que telle, sans égard pour l’unité ou le nombre, comme dans la parole divine : « Et celui qui est venu avec la vérité et qui y a cru », suivie de : « ceux-là sont les pieux ». Il en va de même du verset que nous examinons : « et vous avez plongé comme ceux qui ont plongé ».
Ou encore, d’après l’autre interprétation : « et vous vous êtes livrés à une discussion semblable à la discussion que… »