les deux causes fondamentales, fléaux des premiers comme des derniers (1) :
Le premier est la jouissance de son lot — c’est-à-dire la part que l’on détient en ce bas-monde. S’y complaire implique l’assouvissement de passions qui empêchent d’obéir au Commandement. Le croyant, quant à lui, même s’il profite de la vie d’ici-bas et de ses attraits, ne se repaît pas de tout son lot ; il ne consume pas tous ses délices dans ce monde. Il n’en prend que ce qui le fortifie afin d’emmagasiner des provisions pour son retour.
Le second est de se lancer dans de fausses ambiguïtés — ainsi qu’Il le dit : « et vous avez plongé comme ceux qui ont plongé ». Tel est l’apanage des âmes vaines, qui ne furent pas créées pour l’Au-delà : elles ne cessent de courir après leurs désirs ; une fois ces désirs satisfaits, elles ne font que s’enfoncer dans des futilités mensongères (2) qui ne leur apportent qu’un préjudice immédiat et futur.
Dans Sa parfaite sagesse, Allah — exalté soit-Il — met ces âmes à l’épreuve par la misère et la fatigue qu’elles endurent pour obtenir ce qu’elles convoitent ; de la sorte, elles ne disposent que de peu de temps pour s’adonner au faux. Si, au contraire, ces âmes enclines au néant (3) étaient libres, elles deviendraient des guides appelant au Feu. Tel est l’état de ceux