Troisièmement : Allah – exalté soit-Il – a dit : « Ils n’éprouveront ni peur ni chagrin. (13) Ceux-là sont les hôtes du Paradis, pour y demeurer éternellement, en rétribution de ce qu’ils faisaient. » Il en découle que toute personne à qui l’on épargne la crainte et l’affliction appartient aux gens du Paradis.
On a déjà cité, au début des versets, Sa parole : « Quiconque suit Ma guidée n’éprouvera ni peur ni chagrin », laquelle englobe les deux catégories – hommes et djinns. Le verset présent démontre donc que celui dont la peur et le chagrin sont levés est bel et bien voué au Paradis.
Dixièmement : si le fautif parmi eux entre en Enfer par pure justice divine, l’admission de leur bienfaisant au Paradis par la grâce et la miséricorde d’Allah est, a fortiori, plus légitime ; car Sa miséricorde a devancé Sa colère, et Sa faveur l’emporte sur Sa justice.
C’est pourquoi Il ne fait entrer en Enfer que celui qui a accompli les œuvres des gens du Feu, tandis qu’au Paradis Il introduit même celui qui n’a jamais fait le moindre bien (1). Mieux encore, Il créera pour celui-ci des gens qu’Il y installera sans qu’ils aient accompli quelque œuvre que ce soit, et Il y élèvera les degrés du serviteur sans aucun effort de sa part, mais grâce aux invocations des croyants, à leurs prières funéraires, à leurs aumônes et aux bonnes œuvres qu’ils lui offrent (2). Il n’en va pas de même pour le Feu (3) : nul n’y est châtié sans œuvre préalable, absolument.
Or le Coran, appuyé par le consensus de la communauté, établit clairement que le malfaiteur parmi les djinns est en Enfer par la justice d’Allah et à cause de ce qu’il aura acquis ; dès lors, leur bienfaisant est au Paradis par la grâce d’Allah et en raison de ce qu’il faisait.
Cependant, on a avancé qu’ils se trouveraient dans les abords (rabadh) du Paradis : les habitants du Paradis les verraient, tandis qu’eux ne verraient pas les habitants du Paradis,