ton Seigneur n’allait pas anéantir les cités par injustice alors que leurs habitants étaient insouciants (131), et pour chacun il y aura des degrés selon ce qu’il aura accompli. [Al-Anʿâm : 128-132] — et cela vaut aussi bien pour les djinns que pour les hommes. Ainsi, Allah (1) a informé que chacun d’eux possédera des degrés issus de ses œuvres ; il s’ensuit que les bienfaisants parmi les djinns auront, eux aussi, des degrés proportionnés à leurs actes, tout comme les bienfaisants parmi les humains.
Neuvièmement : Sa parole — exalté soit-Il — : « Certes, ceux qui disent : “Notre Seigneur est Allah”, puis persévèrent dans la droiture, n’éprouveront ni peur ni chagrin. (13) Ceux-là sont les hôtes du Paradis, pour y demeurer éternellement, en rétribution de ce qu’ils faisaient. » [Al-Ahqâf : 13-14] (2).
Les raisons de fonder l’argumentation sur ce verset sont au nombre de trois :
- le caractère général du pronom relatif qu’il renferme ;
- le fait que la récompense mentionnée soit liée à la proposition relative (3), ce qui indique qu’elle est réellement méritée grâce à elle — à savoir l’énoncé « Notre Seigneur est Allah » joint à la rectitude. Or, la règle s’étend avec la généralité de sa cause ; puisque l’entrée au Paradis est subordonnée à la reconnaissance d’Allah comme Seigneur assortie de la fermeté dans Son obéissance, quiconque réalise cela (4) mérite la récompense.