Ainsi, le Très-Haut a rapporté — par la bouche de leur avertisseur, parole qu’Il entérine (1) — que quiconque répond à Son appel, Il lui pardonne et le met à l’abri du châtiment.
Or, si ce pardon ne signifiait pour eux que la simple délivrance du supplice, cela serait déjà acquis par Ses mots : « et Il vous préservera d’un châtiment douloureux ». En réalité, le pardon véritable suppose l’entrée au Paradis et la sauvegarde de l’Enfer ; tout être à qui il est accordé doit donc inéluctablement accéder au Paradis.
Troisièmement, Sa parole — exalté soit-Il — au sujet des houris : « Aucun homme ne les a jamais touchées avant eux, ni aucun djinn » [Ar-Rahman : 56, 74]. Ce verset montre que les croyants, qu’ils soient djinns ou humains, entreront au Paradis et qu’aucun d’entre eux n’a encore eu de rapports avec les houris. Il en résulte que, lorsqu’ils y seront admis, les croyants d’entre eux pourront jouir des houris tout comme les humains. S’ils n’étaient pas destinés à pénétrer au Paradis, il n’eût pas convenu de les mentionner ainsi (2).
Quatrièmement, Sa parole : « Si vous ne le faites pas — et vous ne le ferez jamais —, préservez-vous du Feu dont le combustible est les hommes et les pierres, préparé pour les mécréants (24). Et annonce à ceux qui ont cru et accompli de bonnes œuvres qu’ils auront des jardins sous lesquels coulent les rivières ; chaque fois qu’ils y recevront un fruit pour subsistance, ils diront : “Voilà exactement ce qui nous avait déjà été accordé auparavant”, et on le leur présentera semblable. Ils y auront des épouses purifiées et ils y demeureront éternellement. » [Al-Baqara : 24-25].
Il y a, parmi les djinns, des croyants et des mécréants, comme l’ont déclaré les vertueux d’entre eux : « Il est parmi nous des soumis et parmi nous des injustes » [Al-Jinn : 14]. Ainsi, de même que le mécréant d’entre eux est englobé dans le second verset (3)