Ces deux injonctions concernent toutes deux les deux pères des thaqalayn, c’est-à-dire des humains et des djinns. Elles prouvent que les djinns sont, eux aussi, soumis aux ordres et aux interdits et qu’ils relèvent de la législation des prophètes — point sur lequel la communauté est unanime —, tout comme elle reconnaît sans divergence que notre Prophète ﷺ a été envoyé à eux comme il l’a été aux hommes, et que les djinns fautifs méritent effectivement le châtiment.
Les savants de l’islam n’ont divergé (1) qu’à propos du djinn musulman : entrera-t-il ou non au Paradis ? (2)
Pour la majorité, les vertueux d’entre eux accéderont au Paradis, tandis que les pécheurs seront voués au Feu.
D’autres estiment, au contraire, que leur récompense se limite à l’immunité contre la Géhenne ; nul descendant d’Iblis ne pénétrerait donc au Paradis, lequel serait réservé exclusivement à Adam (3) et aux justes de sa descendance. Cette opinion est attribuée à Abû Ḥanîfa, qu’Allah lui fasse miséricorde (4).
Les premiers avancent plusieurs arguments. Le premier est tiré de ce verset même : Allah, exalté soit-Il, y déclare que celui qui suit Sa guidée ne craindra rien ni