ni survenue (1) ; autrement dit, aucune tristesse ne les atteint ni ne surgit lorsqu’ils se remémorent ce qu’ils ont accompli par le passé. Bien au contraire, ils baignent dans une félicité permanente ; jamais le moindre chagrin ne vient assombrir le souvenir de ce qui est révolu.
Quant à la peur, puisqu’elle ne porte que sur l’avenir et nullement sur le passé, le texte en a nié l’existence pour eux de façon catégorique : ce qu’ils redoutaient ne les atteindra ni ne les effleurera. Allah est plus savant.
En réalité, celui qui s’attriste le fait dans le présent à propos de choses déjà écoulées, tandis que celui qui craint redoute dès à présent ce qui est encore à venir. « Pas de peur sur eux (2) » signifie donc : rien de ce qu’ils redoutaient ne les frappera, et aucun chagrin ne se dressera devant eux pour ce qui appartient au passé.
Dans un autre verset, Allah dit : « Quiconque suit Ma guidée ne s’égarera ni ne sera malheureux. » Il écarte ainsi de celui qui suit Sa guidée deux maux : l’égarement et la misère.
ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs — qu’Allah lui accorde Sa satisfaction — a déclaré : « Allah s’est engagé, pour quiconque récite le Coran et met son contenu en pratique, à ce qu’il ne s’égare pas dans ce monde et ne soit pas malheureux dans l’Au-delà. » Puis il récita : « Il vous viendra de Moi une guidée ; quiconque suit Ma guidée ne s’égarera ni ne sera malheureux » (3).
Ce verset exclut, de façon absolue, toute possibilité d’égarement et de malheur pour celui qui suit la guidée, de sorte qu’il implique