• Ou encore sous forme d’un ordre, comme dans cette parole du Prophète – paix et bénédictions sur lui : « Lorsque tu demandes, adresse-toi à Allah ; et lorsque tu sollicites de l’aide, sollicite-la auprès d’Allah » (1) ; ou lorsqu’il dit : « Et, lorsque vous les rencontrez, faites preuve de patience » (2). Le Très-Haut dit également : « Lorsque vous aurez terminé votre état de sacralisation, alors chassez » (La Table servie 5 : 2), et : « Quand les mois sacrés seront écoulés, tuez les polythéistes où que vous les trouviez » (Le Repentir 9 : 5).
Ce type d’apodose apparaît le plus souvent avec la particule idhâ (quand), laquelle marque (3) la certitude de la réalisation de la condition, et ce pour une raison (4) : elle fait entendre que l’ordre devient certain dès que la condition se réalise. Autrement dit, dès que la condition est accomplie, l’injonction est établie. On a donc recouru à idhâ, qui signale (5) la réalisation du conditionnel, d’où la certitude que l’ordre prend effet aussitôt.
Il arrive, bien que rarement, qu’on emploie la particule in (si) dans cette construction, comme dans la parole du Très-Haut : « Et s’ils te traitent de menteur, dis : “À moi mon œuvre, et à vous la vôtre.” » (Yûnus 10 : 41).
• Ou encore par une phrase performative : il dit à son esclave mécréant : « Si tu embrasses l’islam, tu es affranchi » ; ou à son épouse : « Si tu fais telle chose, tu es répudiée. » Cela constitue l’acte même d’affranchissement ou de divorce au moment où la condition se réalise – selon une opinion – ou son prononcé dès la suspension, son effet étant simplement différé jusqu’à l’avènement de la condition.