Notre éminent maître Muḥammad Ajmal al-Iṣlāḥī a conclu, dans l’introduction de son édition critique de Ṭarīq al-hijratayn (20), que cet ouvrage avait été rédigé avant l’an 732 H. Sur cette base, al-Miftāḥ devrait donc appartenir à une période antérieure ; or la difficulté tient au fait qu’al-Miftāḥ renvoie expressément à Tahdhīb al-sunan, ce qui implique qu’il lui est postérieur (1).
En définitive, Miftāḥ Dār al-saʿāda fait partie des ouvrages qu’Ibn al-Qayyim composa à La Mecque, où il rédigea également ses premiers écrits. Il y est cité dans ses grands traités : Zād al-maʿād, Ighāthatu l-lahfān, Madāriju s-sālikīn, al-Ṣawāʿiq al-mursala, entre autres.
Établir la chronologie exacte de ses œuvres exige donc une étude exhaustive : dépouiller chaque livre, relever les indices internes, croiser les renvois, comparer les thèmes et la méthode d’exposition. La tâche mérite sans conteste l’attention des chercheurs ; qu’Allah accorde à qui Il veut parmi Ses serviteurs de la mener à bien.