vers laquelle ils allaient descendre, et quiconque quitte une montagne pour gagner la vallée se voit dire : « Descends ! » (1).
Ils poursuivent : « En outre, les fils d’Israël voyageaient et levaient régulièrement le camp. Or, lorsqu’un voyageur entre dans une localité, on dit qu’il y a “fait halte” (nazala), car, d’ordinaire, il poursuit la route à cheval ou à dos de bête et, une fois arrivé, il met pied à terre.
On dit de même : “L’ennemi a établi son camp (nazala) dans telle région”, “la caravane de retour (al-qafal) s’est arrêtée” (2), et autres formules analogues.
Le terme nuzûl (descente, installation) possède donc la même portée que hubûṭ (abaissement) : ni l’un ni l’autre ne s’emploient si ce n’est pour désigner un passage du haut vers le bas.
A la suite de l’ordre : « Descendez ! Vous serez ennemis les uns des autres ; il y aura pour vous, sur la terre, demeure et jouissance pour un temps », le Très-Haut déclare : « C’est en elle que vous vivrez, c’est en elle que vous mourrez et c’est d’elle que vous serez extraits. » Cela prouve qu’auparavant ils ne se trouvaient pas dans un lieu où l’on vit, où l’on meurt et d’où l’on est ressuscité ; ils n’y parvinrent qu’après l’abaissement. S’ils avaient été sur terre dès l’origine, ils se seraient trouvés dans un endroit où l’on vit, où l’on meurt et d’où l’on est ramené (3). Le Coran est explicite : ils n’y accédèrent qu’à la suite de l’ordre de descendre. »
Ils disent encore : « À elle seule, l’histoire d’Adam et de Moïse suffirait (4) ; car Moïse — sur lui la paix — ne blâma Adam — sur lui la paix — qu’en raison du préjudice que l’exil causa à lui-même et à sa descendance… »