des cieux ? Voilà donc une affirmation pour laquelle vous ne disposez absolument d’aucune preuve et qui n’est nullement une conséquence nécessaire de ce qu’Allah a révélé.
Ils poursuivent : il est notoire que ce qui se trouve au-dessus des cieux n’est pas un lieu pour l’argile terrestre, à l’odeur altérée et devenue fétide ; sa place naturelle est la terre, domaine des choses sujettes au changement et à la corruption (1). Quant à ce qui est au-delà des sphères célestes, rien ne l’affecte : ni changement, ni puanteur, ni dégradation, ni altération.
C’est là, disent-ils, une vérité sur laquelle les gens doués de raison ne sauraient douter.
Ils ajoutent encore cette parole du Très-Haut : « Quant à ceux qui auront été comblés de bonheur, ils seront dans le Paradis, pour y demeurer éternellement tant que subsisteront les cieux et la terre, sauf ce qu’Il voudra, ton Seigneur – donation jamais interrompue » (Hûd, 108). Or le Très-Haut affirme ici que le don consenti dans le Paradis de l’éternité ne sera jamais rompu, tandis que le bienfait octroyé à Adam, lui, a pris fin ; ce Paradis n’était donc pas celui de l’éternité.
Ils disent encore : nul ne conteste qu’Allah, exalté soit-Il, a créé Adam sur la terre, comme cela a été exposé plus haut, et, dans tout son récit, Il ne mentionne pas qu’Il l’ait transporté au ciel. Si vraiment Il l’y avait élevé, ce point mériterait d’être signalé en priorité, car il constituerait pour Adam l’une des plus grandes faveurs, la plus manifeste (2) raison de sa prééminence et de son honneur, la démonstration la plus éclatante des signes de Sa puissance, de Sa seigneurie et de Sa sagesse, et l’enseignement le plus percutant quant à l’issue du péché – à savoir la relégation hors du ciel où il aurait été admis –, comme Il l’a rapporté pour Iblîs.
Dès lors qu’il n’existe, ni dans le Coran ni dans la sunna, la moindre indication selon laquelle Il l’aurait fait monter au ciel