Par ailleurs, le Très-Haut a déclaré qu’Il l’avait créé de poussière ; Il a déclaré aussi qu’Il l’avait façonné à partir d’une « essence de glaise » ; et Il a encore déclaré qu’Il l’avait formé d’une argile crissante issue d’un limon noir façonné.
Quant au salsâl, on l’a défini comme la glaise desséchée qui résonne tant qu’elle n’a pas été cuite ; une fois cuite, elle devient de la poterie. On a également dit : c’est la glaise dont l’odeur s’est altérée, d’après leur verbe ṣall(a), « puer ».
Le ḥamaʾ est l’argile noire en décomposition.
Masnûn, a-t-on expliqué, signifie « versé », selon l’expression sanantu l-mâʾ, « j’ai versé l’eau ». D’autres y voient le sens de « putride » (1), à partir de l’expression sanantu l-ḥajara ʿala l-ḥajar, « j’ai frotté une pierre contre une autre » ; si quelque chose coule entre les deux, on l’appelle sanîn, et cela n’est jamais qu’infect.
Tous ces états représentent autant de phases de la poussière, son principe premier (2).
De même, Il a fait savoir qu’Il crée la descendance d’abord d’une goutte de sperme, puis d’un caillot adhérent, puis d’un embryon (3) : autant d’étapes de la goutte initiale qui constitue l’origine de la postérité.
Jamais – exalté soit-Il – Il n’a annoncé qu’Il l’aurait transporté de la terre jusque par-delà les cieux, ni avant sa création ni après. Il a simplement fait état de l’ordre adressé aux anges de se prosterner devant lui, de son admission au Paradis, et de ce qui se produisit entre lui et Iblîs après sa création ; Il a rapporté ces trois faits dans un même enchaînement, chacun s’articulant au précédent.
Ils demandent donc : où est la preuve attestant l’ascension de sa matière, et le fait qu’il ait été hissé, après sa création, jusqu’en-haut