aux anges ; incapables de les nommer, ils proclamèrent : « Gloire à Toi ! Nous ne possédons de savoir que ce que Tu nous as appris ; c’est Toi, l’Omniscient, le Sage. »
Cela montre que le lieutenant dont le Seigneur – exalté soit-Il – avait annoncé la venue à Ses anges, et dont Il a fait apparaître la supériorité, la dignité et la science que les anges ignoraient, est bien un lieutenant établi sur terre et non au-dessus des cieux.
Objection : la parole divine : « Je vais établir sur la terre un lieutenant » signifie seulement : « Je le placerai sur terre » ; la terre serait donc son aboutissement et son destin. Rien n’empêche, disent-on, qu’il ait séjourné d’abord dans le Paradis de l’immortalité au-dessus du ciel, puis qu’il soit descendu sur terre pour la charge de lieutenance que Dieu lui a assignée. Dans ce verset, ajoutent-ils, le participe actif « jâʿil » possède une valeur future, raison pour laquelle l’objet direct qui le suit est à l’accusatif.
Réponse : Dieu, exalté soit-Il, a informé Ses anges qu’Il le créerait pour la lieutenance de la terre et non pour la demeure du Paradis d’immortalité. Son annonce est véridique, Sa parole est vérité, et les anges savaient qu’il s’agissait d’Adam. S’Il l’avait installé dans la demeure de l’immortalité au-dessus du ciel, la réalisation de cette annonce n’aurait pas été manifeste pour eux et il n’aurait pas été nécessaire de leur exposer sa supériorité, sa dignité et sa science – réfutation implicite de leur remarque : « Vas-Tu y placer quelqu’un qui y sèmera la corruption et versera le sang ? ». En effet, leur question ne visait que le lieutenant destiné à la terre ; quant à celui qui résiderait dans la demeure de l’immortalité au-dessus des cieux, les anges n’auraient jamais supposé qu’il pût répandre le sang ou commettre la corruption sur terre. Dès lors, manifester ses mérites, son rang et sa science (1) alors qu’il se trouverait au-dessus des cieux n’aurait en rien réfuté leurs propos ni répondu à leur interrogation ; seule la manifestation de ces vertus sur terre pouvait constituer la réponse qui infirme ce qu’ils avaient imaginé.