C’est pourquoi (1) quiconque redoute quelque chose en dehors d’Allah se voit soumis à cette chose ; sa propre crainte en est la cause. Mais s’il ne craint qu’Allah et refuse de la craindre, cette absence de peur, jointe à la confiance qu’il place en Allah, devient l’un des plus grands moyens d’en être délivré.
De même, celui qui place son espoir dans autre qu’Allah est privé de ce qu’il en attendait ; son attente illégitime compte parmi les raisons les plus fortes de cette privation. À l’inverse, lorsqu’il n’espère qu’en Allah, l’unicité de son espérance devient la plus puissante (2) des voies pour obtenir ce qu’il convoitait, ou son équivalent, ou même ce qui lui sera plus profitable. Et c’est Allah qui accorde la réussite vers la vérité.
Que ceci soit donc la conclusion de l’ouvrage. On y a réuni pour toi des trésors (3) que se disputent les compétiteurs, et l’on t’y a dévoilé des beautés telles que les prétendants se hâtent vers leurs pareilles.
Si tu le désires, tu pourras y puiser la connaissance de la science religieuse, de son mérite, de l’immense besoin qu’on en a, de sa noblesse et de celle de ses détenteurs, ainsi que de la grandeur de son rang dans les deux demeures.
Si tu le souhaites, tu y trouveras la démonstration de l’existence du Créateur par des voies limpides qui pénètrent les cœurs sans permission, ainsi que la reconnaissance de Sa sagesse dans la création et le commandement.
Si tu le veux, il t’y sera donné de mesurer la valeur de la Loi révélée, l’urgence qu’il y a à s’y conformer, sa majesté et sa sagesse.
Et si tu le veux encore, tu y découvriras ce qu’est la prophétie, l’impérieuse – voire la nécessaire (4) – nécessité de son existence, et la conviction qu’il est impossible, de la part du Plus Sage des juges, qu’Il laisse le monde en être privé.