et qu’il implore Son secours, la superstition (1) ne l’écarte plus de son besoin. Il dira alors :
« Ô Allah, nul présage n’a d’effet en dehors du Tien, nul bien n’existe si ce n’est le Tien, et nul dieu hormis Toi. Ô Allah, nul n’apporte les bonnes œuvres si ce n’est Toi, nul n’écarte les mauvaises si ce n’est Toi ; il n’est de puissance ni de force qu’avec Toi. » Dès lors, rien de ce dont il s’était laissé intimider ne pourra le léser.
Ibn Masʿûd a dit : « Il n’est personne parmi nous (2) qui ne soit parfois touché par un présage, mais Allah le fait disparaître grâce à la confiance que l’on place en Lui. » Ce propos a été rapporté avec une chaîne le faisant remonter au Prophète, mais l’opinion la plus sûre est qu’il s’agit bien de la parole d’Ibn Masʿûd.
Ainsi, la superstition n’atteint le superstitieux qu’en raison de son associationnisme ; la peur accompagne toujours le shirk, tandis que la sécurité accompagne toujours le tawḥîd. Allah – Très-Haut – rapporte qu’Abraham, Son ami intime, dit à son peuple lors de sa controverse avec eux :
« Et comment aurais-je peur de ce que vous associez (à Allah), alors que vous, vous n’avez pas craint d’attribuer à Allah des associés pour lesquels Il n’a fait descendre aucune autorité ? Lequel des deux groupes mérite le plus la sécurité, si toutefois vous savez ? » (Les Bestiaux, 6 : 81).
Puis Allah jugea entre les deux groupes en ces termes : « Ceux qui ont cru et n’ont pas entaché leur foi d’aucune injustice, ceux-là auront la sécurité et seront bien guidés. » (Les Bestiaux, 6 : 82).
Il est établi de manière authentique que le Messager d’Allah ﷺ a expliqué que l’« injustice » mentionnée ici renvoie au shirk. Il dit : « N’avez-vous pas entendu la parole du serviteur vertueux : “Associer (des divinités) à Allah est vraiment une injustice immense” ? » (Luqmân, 31 : 13) (3).
Le tawḥîd compte donc parmi les causes les plus puissantes d’immunité face aux frayeurs, tandis que le shirk est l’une des plus grandes sources de peur.