ou l’on se contente parfois de son premier membre : « Miftāḥ dār al-saʿāda », appellation la plus répandue chez ses biographes lorsqu’ils recensent ses écrits, et chez bien d’autres encore.
Quant à l’abréviation qui consiste à retrancher le mot « dār » (1), elle est inappropriée ; elle prête à confusion avec les titres suivants : Miftāḥ al-saʿāda fī maʿrifat al-madkhal ilā ʿilm al-irāda d’Ibn ʿArabī, Miftāḥ al-saʿāda wa-miṣbāḥ al-siyāda de Ṭāsh Kūprīzāde, Miftāḥ al-saʿāda bi-sharḥ al-ziyāda d’al-Manāwī, Miftāḥ al-saʿāda fī faḍīlat al-wuḍūʾ wa-l-ʿibāda d’Ibn al-Ḥabbāl al-Dimashqī, et d’autres encore.
La « demeure du bonheur » renvoie, comme on le comprend aisément, au Paradis ; l’auteur recourt fréquemment à cette expression dans ses ouvrages. Le copiste du manuscrit (Q) a même écrit au-dessus du titre : « c’est-à-dire : la demeure de l’Au-delà ». Or ce n’est pas ce que voulait dire l’auteur.