et, quand ces facteurs se conjuguent à une quelconque défaillance dans la conception ou dans l’intention, surgissent alors – imagine ce qu’il te plaira – confusion et méprises, difficultés et hypothèses ; l’on met ses paroles en conflit les unes avec les autres, l’on affirme ce qu’il a nié et l’on nie ce qu’il a affirmé. Allah est l’Aide sollicitée.
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Quant à l’affaire du lépreux, il ne fait aucun doute qu’il a été rapporté du Prophète – qu’Allah le bénisse et le salue – qu’il a dit : « Fuis le lépreux comme tu fuis le lion » (1) ; qu’il fit dire à ce lépreux : « Nous avons déjà accepté ton acte d’allégeance, retourne donc » (2) ; et qu’il prit la main d’un lépreux, la plongea dans le plat et déclara : « Mange, avec confiance en Allah et en t’en remettant à Lui » (3).
Il n’existe aucune contradiction entre ces récits. Celui qui embrasse du regard ce que nous avons exposé en discernera la cohérence : côtoyer un lépreux ne constitue, au plus, qu’une cause possible de contagion, et cette cause se trouve contrebalancée par d’autres qui empêchent qu’elle produise son effet.
Parmi les plus puissantes de ces causes se trouve la reliance à Allah et la confiance placée en Lui ; elle neutralise l’action de ce facteur redouté. Toutefois, chaque membre de la communauté n’est pas capable d’atteindre ce degré ; aussi les a-t-il orientés vers l’évitement