qu’il s’en rende compte, Allah en ferait la substance de l’enfant (1).
J’ajoute : la matière de l’enfant ne se limite pas à ce que tout le sperme pénètre dans l’utérus ; si Allah a décrété la création d’un enfant à partir de cette semence, même si on la déposait sur un rocher, l’enfant en serait tiré.
De plus, l’homme qui pratique le coït interrompu éjacule le plus souvent à proximité immédiate de la vulve, et cela se produit généralement lorsqu’il sent l’émission ; or il arrive fréquemment qu’une partie du sperme s’écoule sans qu’il s’en aperçoive. Il en expulse alors une partie à l’extérieur sans se douter de ce qui demeure à l’intérieur ni de ce qui s’est mêlé à la semence de la femme.
En somme, la cause de la conception ne se réduit pas à une éjaculation complète dans le vagin.
Plusieurs personnes dignes de confiance m’ont rapporté que leur épouse était tombée enceinte alors même qu’ils se retiraient d’elle – pour cause d’allaitement ou pour d’autres raisons –, et j’ai vu certains de ces enfants : frêles et chétifs.
Que les bénédictions et le salut d’Allah soient sur celui dont chaque parole en confirme une autre et dont les propos se soutiennent mutuellement ; la divergence, la difficulté et la confusion résident dans les esprits, non dans ce qui a jailli d’entre ses lèvres.
Il incombe donc à tout croyant (2) de remettre ce qui lui paraît obscur à la parole la plus véridique et de savoir qu’« au-dessus de tout détenteur de science se trouve le Savant suprême » (3). S’il s’avisait de contester un artisan ou un spécialiste d’une science issue de l’effort intellectuel sans en maîtriser les fondements, il ne ferait que se ridiculiser et prêter à rire à l’expert de son ignorance.