Il estima donc que cet avantage prépondérait sur le préjudice qu’entraînerait la fermeture du moyen en interdisant les rapports avec elles (1). De plus, il avait constaté que les deux peuples – les Perses et les Byzantins –, parmi les nations les plus nombreuses et les plus puissantes, le pratiquaient sans la moindre crainte, malgré leur vigueur et leur robustesse ; il s’abstint dès lors de l’interdire.
Il n’existe donc aucune contradiction entre les deux hadiths ; l’un n’abroge pas l’autre. Allah sait mieux ce qu’a voulu Son Messager (2).
Fasl (Section)
Relève du même ordre la parole qu’il ﷺ (3) adressa à l’homme qui lui dit : « J’ai une esclave, je déteste qu’elle devienne enceinte et je pratique le coït interrompu avec elle. » Il répondit : « Elle recevra ce qui lui a été décrété » (4).
Il n’y a, là encore, aucun antagonisme entre ces hadiths. En effet, le Prophète ﷺ n’a jamais affirmé que l’enfant puisse être créé sans la semence de l’homme ; il a simplement annoncé que ce qui a été décrété pour elle l’atteindra, même s’il se retire. Car, lorsque la création d’un enfant est voulue, il est également décrété qu’un peu de sperme précédera, à l’insu de l’homme : une faible quantité s’écoule, se mêle à la semence de la femme sans qu’il en ait conscience et devient cause de la conception.
C’est pourquoi il a dit : « Ce n’est pas de toute émission de sperme que naît un enfant » (5). Ainsi, si une goutte sortait de lui sans