Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim
  1. Associer les causes à l’adoré (1), comme le font les polythéistes, quelles que soient leurs catégories.
  2. Nier totalement l’existence des causes, par souci – selon celui qui les rejette – de préserver l’unicité.

Les déviants se situent donc à deux extrêmes blâmables : soit ils portent atteinte à l’unicité au moyen des causes, soit ils récusent les causes au nom de l’unicité. La vérité se trouve ailleurs : elle consiste à affirmer à la fois l’unicité et les causes, et à établir un lien entre les deux. Les causes constituent le domaine de Son jugement, qu’il soit religieux ou cosmique ; ces deux types de jugement s’y appliquent, et sur elles se fondent l’ordre et l’interdiction, la récompense et la punition, la satisfaction du Seigneur et Sa colère, Sa malédiction et Sa générosité.

Quant au tawḥîd, il consiste à dépouiller la seigneurie et la divinité de toute association.

Nier les causes revient à nier Sa sagesse ; leur attribuer une part de divinité entame Son unicité. Les reconnaître, s’attacher à al-Musabbib (l’Auteur des causes) (2), placer en Lui sa confiance, se fier à Lui, Le craindre et n’espérer qu’en Lui seul, voilà le tawḥîd pur et la véritable connaissance.

Il y a donc une différence (3) entre ce que le Messager a confirmé et ce qu’il a rejeté, entre ce qu’il a invalidé et ce qu’il a retenu ; l’un n’est pas l’autre. Et c’est Allah qui accorde la juste compréhension.

Section

Il en va de même pour ce qui est rapporté de son interdiction ﷺ d’avoir des rapports durant la « ghayl », c’est-à-dire les rapports avec une femme qui

(1) Les manuscrits S et Q portent « bil-maʿhûd » ; le manuscrit T lit « bil-ʿuhûd ». La leçon adoptée est celle du manuscrit D. (2) Le manuscrit Q donne « bil-sabab », lecture manifestement fautive. (3) Les copies de base portent « tafarraq », lecture erronée.
الثاني: الشرك في الأسباب بالمعبود (١)، كما هو حالُ المشركين على اختلاف أصنافهم. الثالث: إنكارُ الأسباب بالكلِّية محافظةً من مُنكِرها على التوحيد. فالمنحرفون طرفان مذمومان؛ إمَّا قادحٌ في التوحيد بالأسباب، وإمَّا منكِرٌ للأسباب بالتوحيد، والحقُّ غيرُ ذلك، وهو إثباتُ التوحيد والأسباب، وربطُ أحدهما بالآخر، فالأسبابُ محلُّ حكمه الدِّينيِّ والكوني، والحُكمان عليها يجريان، بل عليها يترتَّب الأمرُ والنهي، والثوابُ والعقاب، ورضا الربِّ وسخطه، ولعنته وكرامته. والتوحيدُ تجريدُ الربوبية والإلهية عن كلِّ شرك. فإنكارُ الأسباب إنكارٌ لحكمته، والشركُ بها قدحٌ في توحيده، وإثباتُها والتعلُّقُ بالمسبِّب (٢) والتوكُّلُ عليه والثقةُ به والخوفُ منه والرجاءُ له وحده هو محضُ التوحيد والمعرفة. ففرقٌ (٣) بين ما أثبته الرسولُ وبين ما نفاه، وبين ما أبطله وبين ما اعتبره، فهذا لونٌ وهذا لون، والله الموفِّق للصواب. فصل ويُشْبِهُ هذا ما رُوِي عنه ﷺ من نهيه عن وطء الغَيْل، وهو وطء المرأة إذا
(١) (ص، ق): «بالمعهود». (ت): «بالعهود». والمثبت من (د). (٢) (ق): «بالسبب». وهو تحريفٌ فاحش. (٣) في الأصول: «تفرق». وهو تحريف.

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