De même, cette réalité est établie pour la maladie et le remède : le Prophète ﷺ s’est soigné et il a ordonné de se soigner (1). Il a en outre déclaré qu’Allah n’a jamais fait descendre une maladie sans lui adjoindre son remède, à l’exception de la vieillesse (2). Il nous a ainsi appris qu’Il est le Créateur des causes de la maladie aussi bien que des causes du remède qui lui sont opposées et la combattent, et Il nous a ordonné de repousser ces causes détestables par celles-là.
Sur ce principe reposent les intérêts des deux demeures, et même la création et l’ordre divin sont fondés sur cette règle : nier les causes et les priver de leur statut revient à neutraliser la Loi révélée et les intérêts d’ici-bas ; mais s’y fier exclusivement, s’y reposer et croire que les effets se produisent par elles seules, en tant que causes parfaites, constitue un acte de polythéisme envers le Créateur – exalté soit-Il –, une ignorance à Son égard et une sortie de la véritable unité (tawḥîd). Affirmer leur causalité selon la manière dont Allah les a créées et instituées, c’est affirmer la création et l’ordre, la Loi et le décret, la cause et la volonté, l’unicité et la sagesse (3).
Le Législateur établit donc cette réalité sans la nier, tout en réfutant la croyance qu’en ont les polythéistes.
Semblable à cela est Sa négation de l’intercession dans Sa parole : « Et craignez le jour où nulle âme… »