Al-Rifāʿī rapporte : « Bishr ibn ʿUmar al-Zahrānī nous a transmis que Mālik a dit : “Il a appris de Bukayr ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ashajj, d’après Abū ʿAṭiyya – ou Ibn ʿAṭiyya, Bishr n’étant pas certain –, d’après Abū Hurayra, que le Messager d’Allah ﷺ a déclaré : ‘Il n’y a ni ṭiyara ni hāmah ; qu’un malade ne contamine pas un bien-portant, et que le bien-portant s’installe où il veut.’” »
Dans cette interdiction (1) se lit implicitement l’affirmation de la contagion et la défense d’en provoquer les causes. Il se peut que certains rapporteurs l’aient transmis selon le sens et aient dit : « Il n’y a ni contagion, ni ṭiyara, ni hāmah », alors que la portée du ḥadith est de proscrire la contagion, non de la nier.
Tout cela serait recevable, n’était le ḥadith d’Ibn Shihāb, par Abū Salama ibn ʿAbd al-Raḥmān, d’après Abū Hurayra, où le Messager d’Allah ﷺ dit : « Qui donc a contaminé le premier ? » (2).
De cette parole, l’auditeur a compris qu’il s’agissait d’une négation, et le Prophète ﷺ a entériné cette compréhension ; c’est pourquoi il a trouvé la négation problématique et a formulé son objection. Le Prophète ﷺ lui a alors répondu par une réplique qui ruine la prétention : « Qui donc a contaminé le premier ? »
Ce ḥadith est plus solide que celui d’Abū ʿAṭiyya déjà cité.
En conséquence, on revient (3) à la voie de conciliation mentionnée plus haut, ou à l’un des itinéraires précédemment exposés (4).