Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Cette voie demeure pertinente, n’eût été que les deux volets (1) se trouvent réunis dans un même ḥadith. En effet, le Muwaṭṭaʾ de Mālik rapporte — par l’entremise de Bukayr ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ashajj, d’après Ibn ʿAṭiyya — que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a ni contagion, ni hāmah, ni ṣafar ; qu’un malade ne s’installe pas auprès d’un bien-portant, tandis que le bien-portant peut s’installer où il veut. » On demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il donc ? » Il répondit : « C’est un tort. » (2)

On peut objecter à cela de deux manières :

  1. Le ḥadith n’est pas établi, pour deux raisons :
    a) Il est mursal (chaîne interrompue).
    b) Ce Ibn ʿAṭiyya — appelé aussi Abū ʿAṭiyya — est un inconnu que l’on ne retrouve que dans cette transmission.

  2. L’expression « Il n’y a pas de contagion » relève ici de l’interdiction et non de la négation ; autrement dit, le malade ne doit pas contaminer le bien-portant (3) en s’installant auprès de lui (4).

Cette interprétation est corroborée par le récit transmis par Abū ʿUmar an-Namrī (5) : « Khalf ibn al-Qāsim nous a rapporté, Muḥammad ibn ʿAbd Allāh nous a rapporté, Yaḥyā ibn Muḥammad ibn Ṣāʿid nous a rapporté, Abū Hishām a transmis… »

(1) Le terme «al-faslan» (les deux sections) ne figure pas dans les manuscrits T et S. (2) Sa source a déjà été signalée, p. 1510. (3) Les manuscrits de base donnent «yuʿdi» (avec la voyelle longue) ici et au passage suivant ; je l’ai omise conformément à l’usage éditorial, le contexte restant explicite. (4) Les copies T, S et Q lisent «ʿalâ al-muṣiḥ» (auprès du bien-portant), mais la leçon retenue est plus convaincante. (5) Cf. al-Tamhîd, vol. 24, p. 189-190.
وهذا المسلكُ حسن، لولا أنه قد اجتمع الفصلان (١) في حديثٍ واحد، كما في «موطأ مالك» أنه بلغه عن بكير بن عبد الله بن الأشجِّ، عن ابن عطية أنَّ رسول الله ﷺ قال: «لا عدوى ولا هامَ ولا صفَر، ولا يَحْلُل المُمْرِضُ على المُصِحِّ، وليَحْلُل المُصِحُّ حيث شاء»، قالوا: يا رسول الله، وما ذاك؟ فقال رسولُ الله ﷺ: «إنه أذى» (٢). وقد يجابُ عن هذا بجوابين: أحدُهما: أنَّ الحديثَ لا يثبت؛ لوجهين: أحدهما: إرسالُه. والثاني: أنَّ ابنَ عطية هذا ــ ويقال: أبو عطية ــ مجهولٌ لا يُعْرَفُ إلا في هذا الحديث. الجواب الثاني: قولُه فيه: «لا عدوى» نهيٌ لا نفي، أي: لا يُعْدِ (٣) المُمْرِضُ المُصِحَّ (٤) بحلوله عليه. ويدلُّ على ذلك ما رواه أبو عمر النمري (٥): حدَّثنا خلف بن القاسم: حدثنا محمد بن عبد الله: حدثنا يحيى بن محمد بن صاعد: حدثنا أبو هشام
(١) «الفصلان» ليست في (ت، ص). (٢) تقدم تخريجه (ص: ١٥١٠). (٣) في الأصول: «يعدي». بإثبات حرف العلة. هنا وفي الموضع الآتي. وحذفتها على الجادة، وليفهَم سياقُ الكلام. (٤) (ت، ص، ق): «على المصح». والمثبت أشبه. (٥) في «التمهيد» (٢٤/ ١٨٩، ١٩٠).

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