ainsi que l’écriture, le calcul, l’observation et les différents métiers étaient entre leurs mains.
Voilà donc l’une des preuves les plus éclatantes de sa mission prophétique et des signes de sa véracité : ce qu’il a apporté n’est en rien l’œuvre des hommes, et ne relève pas d’un savoir que l’on puisse acquérir par l’effort, le gain, la réflexion ou l’examen. « Ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée ⦗4⦘ que lui a enseignée le Très-Puissant », « Celui qui connaît le secret des cieux et de la terre ». C’est « le Connaisseur de l’invisible qui l’a révélé ; Il ne dévoile rien de Son mystère à personne ⦗26⦘ si ce n’est à un Messager qu’Il agrée. »
Ils dirent alors : de même que son propos sur l’inexistence de la contagion relevait de son opinion, ainsi en alla-t-il de sa parole sur l’inutilité de la pollinisation, d’autant que les deux questions sont voisines — voire du même ordre ⦗1⦘ : le contact du mâle avec la femelle et l’effet qui en résulte sont comparables au contact d’un porteur de maladie avec une personne saine et à l’effet qui en découle. Il est indubitable que l’un et l’autre relèvent des affaires d’ici-bas et n’impliquent aucun jugement juridique ; informer à leur sujet n’est donc pas de même nature qu’informer au sujet d’Allah, de Ses attributs, de Ses noms ou de Ses prescriptions.
Ils poursuivirent : lorsqu’il devint clair pour le Prophète ﷺ, dans le domaine de la vie terrestre où Allah a établi Sa coutume, que ces causes sont liées les unes aux autres — l’effet de la pollinisation sur la bonne venue des fruits et l’effet qu’a le fait de mener un animal malade auprès d’un sain —, il les confirma dans la fécondation des palmiers et leur interdit qu’un bête souffrante soit introduite auprès d’une bête saine.
Et s’il faut appeler cela « abrogation » dans ce sens, nul inconvénient à employer ce terme dès lors que le sens apparaît. C’est pourquoi Abû Salama ibn ʿAbd al-Raḥmân déclara : « Je ne sais si Abû Hurayra a oublié, ou si l’une des deux paroles en a abrogé une autre », faisant allusion à sa narration des deux hadiths ⦗2⦘. Abû Salama admettait donc la possibilité de l’abrogation dans ce cas bien qu’il s’agisse d’un simple rapport, pour la raison que nous venons d’exposer.