Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Par ailleurs, certains rapports indiquent que le Messager d’Allah ﷺ appréciait le cédrat, qu’il aimait le pigeon rouge (1) et qu’il goûtait la fāghiya (2), c’est-à-dire la fleur du henné.

Il en allait de même pour son attrait envers le beau nom et le bon présage.

Dans cette logique, il réprouvait le nom déplaisant, tels « Banû an-Nâr » (les fils du Feu), « Banû Hurâq » (3) et autres appellations du même genre. Fin de sa citation (4).

Abû ʿUmar Ibn ʿAbd al-Barr a suivi, à propos de ce hadith, une méthode proche de celle d’Abû Muhammad Ibn Qutayba. Il déclare : Quant à la parole ﷺ : « Il n’y a pas de contagion », elle constitue à la fois une interdiction pour quiconque d’affirmer qu’une chose en contamine une autre et une information selon laquelle rien ne contamine rien ; c’est comme s’il disait : « Nulle chose n’en contamine une autre. » Autrement dit, personne n’attrape d’autrui ni caractère, ni action, ni affection, ni maladie.

Or les Arabes, durant la période pré-islamique, avaient coutume de dire, dans ce genre de cas, que lorsqu’une chose entrait en contact avec une autre, elle la rendait malade. Le Messager d’Allah ﷺ les informa que leurs propos et leur croyance à ce sujet n’étaient pas fondés et il interdit cette formulation, afin de signifier que ce qu’ils tenaient pour vrai à cet égard

(1) Le présent récit, ainsi que le précédent, a été rapporté par at-Tabarani dans al-Kabir (22/339), par Ibn Qani‘ dans Mu‘jam as-Sahaba (2/221), par Ibn Hibban dans al-Majruhin (3/148) et par d’autres, d’après Abu Kabsha al-Anmari – qu’Allah l’agrée – avec une chaîne de transmission extrêmement faible. Ibn al-Jawzi l’a également repris dans al-Mawdu‘at (1357). D’autres versions, encore plus obscures, existent mais ne méritent aucune considération ; voir as-Silsila ad-Da‘ifa (1393). (2) Voir la référence déjà donnée, p. 1517. (3) Cf. Sira d’Ibn Hicham (3/160) et al-Bidaya wa-n-Nihaya (5/69). (4) Ta’wil mukhtalif al-hadith, p. 80-84.
وفي بعض الحديث أنَّ رسولَ الله ﷺ كان يُعْجَبُ بالأترجِّ، ويعجبه الحَمَامُ الأحمر (١)، وتعجبه الفاغِيةُ (٢)، وهو نَوْرُ الحنَّاء. وهذا مثلُ إعجابه بالاسم الحسن والفأل الحسن. وعلى حسب هذا كانت كراهتُه الاسمَ القبيح، كبني النار، وبني حُرَاق (٣)، وأشباه هذا. انتهى كلامه (٤). وقد سلك أبو عمر ابن عبد البرِّ في هذا الحديث نحوًا من مسلك أبي محمد بن قتيبة، فقال: أمَّا قوله ﷺ: «لا عدوى»، فهو نهيٌ أن يقول أحد: إنَّ شيئًا يُعْدِي شيئًا، وإخبارٌ أنَّ شيئًا لا يُعْدِي شيئًا، فكأنه قال: لا يُعْدِي شيءٌ شيئًا. يقول: لا يصيبُ أحدٌ من أحدٍ شيئًا من خُلُقٍ أو فعلٍ أو داءٍ أو مرض. وكانت العربُ تقول في جاهليَّتها في مثل هذا: إنه إذا اتصل شيءٌ من ذلك بشيءٍ أعداه، فأخبرهم رسولُ الله ﷺ أنَّ قولهم واعتقادَهم في ذلك ليس كذلك، ونهى عن ذلك القول؛ إعلامًا منه بأنَّ ما اعتَقَد من ذلك من
(١) أخرجه والذي قبله الطبراني في «الكبير» (٢٢/ ٣٣٩)، وابن قانع في «معجم الصحابة» (٢/ ٢٢١)، وابن حبان في «المجروحين» (٣/ ١٤٨)، وغيرهم من حديث أبي كبشة الأنماري ﵁ بإسنادٍ شديد الضعف. وأخرجه ابن الجوزي في «الموضوعات» (١٣٥٧). وروي من أوجه أخرى مظلمة لا يصلح شيءٌ منها للاعتبار. انظر: «السلسلة الضعيفة» (١٣٩٣). (٢) تقدم تخريجه (ص: ١٥١٧). (٣) انظر: «سيرة ابن هشام» (٣/ ١٦٠)، و «البداية والنهاية» (٥/ ٦٩). (٤) «تأويل مختلف الحديث» (٨٠ - ٨٤).

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