d’après son père, lequel s’étonnait de ceux qui croient à la ṭiyarah (la superstition) et la réprouvait avec la plus grande vigueur. Il dit : « Une chamelle de notre troupeau s’égara alors que je me trouvais à aṭ-Ṭaff (1). Je montai aussitôt pour la rattraper. Je rencontrai alors Hanāʾ ibn ʿUbayd, des Banû Wâʾil, qui accourait en répétant :
“Le mal surgit au sommet des collines.” (2)
Peu après, un autre homme du clan me croisa, récitant :
“Et même si je leur cherchais des vengeurs,
jamais les vengeurs ne nous atteindraient.” (3)(4)
Nous parvînmes ensuite auprès d’un garçon qui, enfant, était tombé dans le feu ; il en avait été brûlé si fort que son visage en demeura difforme et abîmé (5). Je lui demandai : — As-tu entendu parler d’une chamelle nommée al-Fāriq ? — Il y a ici, répondit-il, une famille de Bédouins ; va voir. Je regardai donc et la trouvai chez eux : elle avait même mis bas. Nous la reprîmes, elle et son petit.
Abû Muḥammad commente : « Al-Fāriq désigne la chamelle qui, une fois gestante, quitte ses compagnes. »