se prosterner devant Adam ; or il est avéré que les insinuations qu’il souffla à ce dernier et à son épouse eurent lieu dans un endroit différent de celui d’où il fut précipité, et Dieu est plus savant.
Ils poursuivirent : Quant à votre affirmation : « Le mot al-janna ne vient qu’avec l’article défini et ne peut donc désigner que le Paradis unique connu des fils d’Adam », il est certes vrai qu’il apparaît ainsi. Toutefois, la détermination provient ici du fait que Dieu – Très-haut soit-Il – s’adressa à Adam pour qu’il y demeure en disant : « Habite, toi et ton épouse, le Jardin » ; cette demeure était donc déjà connue d’Adam. Ensuite, le Très-Haut nous en informa, toujours avec l’article défini, si bien que le nom ainsi défini se rapporte (1) à ce Jardin déjà présent à l’esprit, celui qu’Adam habita puis qu’il quitta (2). Où trouvez-vous là la moindre indication permettant d’affirmer ou de nier son emplacement ?
S’il arrive aussi que le Paradis d’éternité soit précédé de l’article, c’est parce qu’il s’agit du Paradis dont les messagers ont parlé à leurs peuples et que le Tout-Miséricordieux a promis à Ses serviteurs, dans l’invisible. Dès qu’il est mentionné, l’esprit se tourne vers lui et vers nul autre, car il est désormais connu, ancré dans les cœurs ; l’esprit ne se reporte vers aucun autre jardin, et le discours ne vise rien d’autre.
Par ailleurs, le terme al-janna se présente parfois dans le Coran avec l’article tout en désignant un simple verger situé quelque part sur terre, comme dans cette parole du Très-Haut : « Nous les avons mis à l’épreuve comme Nous avons mis à l’épreuve les propriétaires du jardin, lorsqu’ils jurèrent d’en récolter les fruits au matin » (s. Al-Qalam, v. 17). Dans ce cas, l’esprit ne pense ni au Paradis d’éternité ni au Jardin d’Adam, d’aucune façon.
Ils dirent encore : Quant à votre propos selon lequel les gens de la Sunna et du Consensus s’accorderaient à dire que le Paradis