de présenter, en prenant de l’âge, les mêmes atteintes ; il en va de même pour celui qui souffre de sil (phtisie), de daq (marasme) ou de nuqb (1).
Les médecins, quant à eux, recommandent de ne pas s’asseoir auprès d’un lépreux ni d’un phtisique, non par crainte d’une contagion, mais parce que l’odeur altérée peut rendre malade quiconque la respire longtemps ; or les médecins sont, parmi les hommes, les plus éloignés de toute croyance au bon ou au mauvais présage (2).
De même, la nuqba qui touche le chameau — une gale humide — : si l’animal se mêle aux autres chameaux, se frotte à eux ou passe la nuit dans leurs enclos, il leur transmet, par l’humidité qui s’écoule de lui et ses sécrétions (3), quelque chose de semblable à son mal.
Tel est le sens de la parole du Messager d’Allah ﷺ : « Que celui qui possède une bête atteinte ne la conduise pas auprès d’une bête saine. » Il réprouvait que l’animal malade (4) se mêle à l’animal sain, de peur que l’humidité de ses sécrétions et ses démangeaisons ne lui transmettent quelque chose de son affection.
Certains ont pourtant avancé qu’il voulait seulement empêcher l’éleveur d’imaginer que l’atteinte ultérieure de ses chameaux proviendrait des bêtes déjà malades, de crainte qu’il ne commette un péché.
Pour ma part, je n’entrevois d’autre explication que celle que je viens de t’exposer, d’après ce que j’ai constaté de mes propres yeux (5).