Puis vous rapportez, en sens contraire : « Qu’un malade n’approche pas d’un bien-portant » (1), et : « Fuis le lépreux comme tu fuis le lion » (2). Un lépreux vint également à lui pour lui prêter la bay‘a (serment d’allégeance) à l’islam ; le Prophète lui fit parvenir la bay‘a (3), lui ordonna de repartir (4), ne l’autorisa pas à rester (5), et il déclara : « Le mauvais présage se trouve dans la femme, la demeure et la monture » (6).
Ils disent alors : « Tout cela est disparate ; ces hadiths se contredisent. »
Abû Muḥammad répond : « Nous affirmons qu’il n’existe aucune contradiction ici ; chacun de ces textes a son propre sens, lié à un moment (7) et à une situation déterminés ; une fois replacés à leur juste place, toute opposition disparaît. »
La contagion se divise en deux catégories :
- La contagion de la lèpre : l’odeur du lépreux (8) devient si forte qu’elle rend malade quiconque reste longtemps à ses côtés ou partage son repas. Il en va de même pour l’épouse d’un lépreux : partageant la même couche, elle reçoit le préjudice et, parfois, contracte la lèpre. Quant à ses enfants, ils risquent eux aussi d’être atteints et