d’al-Bukhârî (1), où l’on lit, d’après Abû Hurayra, que le Messager d’Allah ﷺ déclara : « Allah aime l’éternuement et Il réprouve le bâillement. Lorsque l’un de vous bâille, qu’il se couvre la bouche autant qu’il le peut ; car, s’il l’ouvre en disant : “ah, ah”, le diable se moque de lui. »
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Quant à cette parole du Prophète ﷺ : « Que le propriétaire d’animaux malades ne les mène pas vers ceux d’un propriétaire dont les bêtes sont saines », le “mumriḍ” est celui dont les chameaux sont atteints, tandis que le “muṣih” est celui dont les chameaux sont en parfaite santé.
Certaines personnes ont cru que ce propos contredisait la parole : « Il n’y a ni contagion ni mauvais présage », allant jusqu’à supposer que l’un de ces deux hadiths abrogeait l’autre. Al-Hârith b. Abî Dhubâb — cousin d’Abû Hurayra ﵁ — souleva la question en rapprochant les deux versions, les jugeant (2) incompatibles.
Al-Zuhrî rapporte, d’après Abû Salama b. ʿAbd al-Raḥmân, que « Abû Hurayra nous transmettait du Messager d’Allah ﷺ : “Il n’y a pas de contagion”, puis il nous rapporta que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : “Que le propriétaire d’animaux malades ne les mène pas vers ceux d’un propriétaire dont les bêtes sont saines.” » Al-Hârith b. Abî Dhubâb — le cousin d’Abû Hurayra — lui dit alors : « Je t’ai déjà entendu, ô Abû Hurayra, nous raconter un autre hadith que tu passes aujourd’hui sous silence ; tu disais : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘Il n’y a pas de contagion.’” » Abû Hurayra refusa cependant de répéter cette parole et se contenta de dire : « Que le propriétaire d’animaux malades ne les mène pas vers ceux d’un propriétaire dont les bêtes sont saines. » Al-Hârith continua de le contester jusqu’à ce qu’Abû Hurayra se fâchât et se mit à parler en abyssin. Puis il dit à al-Hârith : « Sais-tu ce que je viens de dire ? » — « Non », répondit-il. — « J’ai dit : Abaytu, Abaytu. Je ne sais pas (3) si Abû Hurayra avait oublié, ou si l’un…»